Articles

Lizy - 38 Le monde à l'envers.

Image
 Aujourd’hui, première représentation du « Monde à l’envers ». Fini de me mettre dans la peau du personnage, je vais certainement devoir répéter mon rôle… Florence aura écrit un petit texte. Maguy me dit : — Va à la cuisine. — Oui Mademoiselle. Je descends à la cuisine. Angèle allume le poêle pour faire du café. Je lui dis : — Bonjour mademoiselle, je commence à jouer ce soir alors pour les pots de chambre... — Tu es de corvée pots de chambre, c’est tout. — Mais… — Je te réchauffe les fesses avec Jojo ? — Non Mademoiselle, j’y vais tout de suite. — Bien, Maguy et moi, on aime trop voir une Comtesse nous obéir. Comtesse, c’était dans une autre vie ! Je vais chercher les pots de chambre. Quand je suis dans la chambre de Florence, je lui dis : — Bonjour Mademoiselle, comme je commence à jouer ce soir, je pensais que je ne devais plus… — Tu pensais mal.  Pfff... si j’ai du succès, elle sera quand même obligée de faire ce que je veux… euh… ou pas. La journée se passe comme celle d’hier : co

Lizy - 37 Dans la peau du personnage.

Image
 Ça, c’est facile. Je suis douée pour convaincre les messieurs. N’empêche, un jour, je serai la patronne et je serai du bon côté du fouet ou du bon côté de Jojo. On se promène le long de la Seine et Florence fait l’article. En l’occurrence, l’article, c’est moi : — Nouveau tableau vivant, cette jeune fille sera vendue à un couple d’Africains. Un homme lui demande : — Des Blancs maquillés ? — Non, des vrais Africains, vous pourrez frotter leurs peaux : pas de cirage noir. Ils rient… ouais. Elle aura dû faire marchande de poissons, Florence, elle me vend bien. Je lui demande : — Si tout se passe bien, je ne devrai plus travailler le matin ? — Tu es toujours une Comtesse, non ? — ... Euh... oui Mademoiselle, mon mari a disparu, mais... — J’adore l’idée qu’une Comtesse vide les pots de chambre. Ce n’est pas ce que tu faisais sur le bateau avec les autres servantes ? — Si Mademoiselle. — Ce qui te fait peur, c’est Jojo ou le fouet, mais, tu es née pour être une servante. Qu’est-ce que je pe

Lizy - 36 Zoé a une idée.

Image
 J’entre dans le salon. Une double porte est ouverte sur une salle à manger et la table est mise. Il y a Florence, ses parents, Zoé, deux filles que je ne connais pas encore, le gros et Léo. Ils sont sept et je suis seule à servir. Je fais une révérence, puis j’attends qu’ils me regardent. Je refais une révérence en disant : — Que puis-je vous servir à boire, s’il vous plaît ? Florence répond : — Apporte du champagne. Nouvelle révérence… Je retourne à la cuisine. Joséphine a déjà préparé un plateau avec 7 verres et deux bouteilles de champagne. Je le prends… oh… c’est lourd… Je retourne dans la salle à manger avec ce plateau. Évidemment, ils me laissent un moment les bras tremblants, avant que Florence ne me dise : — Dépose ton plateau sur la table et sers-nous. Elle ajoute : — J’vous jure… Qu’est-ce qui m’a pris d’acheter une Anglaise, elles sont vraiment stupides. Je sais que c’est pour plaire au gros, ce n’est pas personnel… mais ça me fait mal, quand même. Elle me dit : — Lizy !  —

Lizy - 35 Tableaux vivants.

Image
Il se tourne vers moi en disant : — Cette demoiselle est-elle à louer aussi ? — Absolument… — C’est une vraie blonde ? Un coup d’œil de Florence suffit : je me lève et je lève ma jupe jusqu’à la taille, pour lui montrer ma chatte. Il caresse mes poils du dos de la main en disant : — Quel est ton nom ? — Lizy, Monsieur. Il fait la grimace. Qu’est-ce qu’il y a, il n’aime pas ma chatte ? Ou alors, c’est mon accent. De toute façon, j’en veux pas de ce vilain gros, je dors avec Zoé,  Florence lui dit : — Vous pouvez assister aux tableaux vivants. Notre table est réputée aussi.  — Je suis intéressé. Parlons affaires.  Florence me dit : — Va attendre dehors. Le bel homme en uniforme me dit  : — Je vous accompagne, Mademoiselle. Il sort de la voiture et vient m’ouvrir la porte. Je descends et on attend tous les trois. Je lui demande : — Vous êtes de Paris ? — Non, je viens de l’Est, mais j’adore Paris. C’est la plus belle ville du monde. Je pense, après Londres, mais je ne dis rien. Je lui dis

Lizy - 34 - L'île de la Cité.

Image
Au lieu de me donner un ordre, Zoé me dit : — Je rêve d’un monde dans lequel les hommes et les femmes seraient égaux. Je ne sais pas si tu as bien compris ce que tu viens de faire. Ils vont tous te traiter comme une chienne, à partir de maintenant. Elle a raison ! J’ai voulu retrouver l’ambiance du navire… et… Toujours à genoux au pied de son lit… je me mets à pleurer dans mes mains. Elle me dit : — Tu veux que j’arrange ça demain ? — Oh oui, s’il vous plaît… Je voulais juste passer la nuit avec vous et puis j’ai trop bu… je regrette… vous avez raison. — Arrête de pleurer et dis-moi ce que tu veux faire maintenant. — Je… euh… voudrais faire l’amour avec vous et dormir contre vous. — D’accord, demain je parlerai à Florence, mais… tu te rends compte que tu me dois un service. Je te demanderai de jouer le rôle de mon esclave mais seulement pour un tableau vivant. D’accord ? — Oh oui, je vous jure… je ferai ce que vous me direz. — Bien, alors, tu es une fille, plus une chienne, fais ce que

Lizy - 33 Paris

Image
Il me désigne un endroit où deux filles attendent, puis il s’en va en disant : — Bonne chance. — Je… Il ne se retourne pas ! Je ne veux pas réfléchir, j’ai juste envie de me réfugier dans un coin… Non, j’ai juste envie de retrouver Zep et de grimper sur son dos, toute nue, et puis pêcher… J’étais bien à la Pointe aux Oies et maintenant, je suis seule dans une grande ville, sans amis et sans argent… Tout ça à cause de ce salaud de Comte. Est-ce que ce serait sa veuve qui m’a envoyée ici, pour éviter le scandale ? Une jeune fille brune vient nous examiner. Elle est jolie et habillée d’une façon assez provocante. Elle me demande : — Tu cherches une place ? — Oui, de vindeuse, Mademoiselle Elle me regarde, étonnée, et dit : — Tu as un accent anglais à couper au couteau et tu dis « vindeuse » comme les gens des Flandres. Tu t’imagines qu’un commerçant va t’engager ? Elle tend sa main fermée vers moi en disant :  — Prends ça. Je ne vois pas ce qu’elle tient et machinalement, je tends la main

Lizy - 32 Non, pas le noisetier !

Image
 Ouf ! Il ne va pas me tuer mais me fouetter, enfin façon de parler ! On entre dans l’auberge. Lui debout, moi pliée en deux et gémissante, l’oreille entre ses doigts. Des clients rient et le saluent, une grosse femme lui dit : — Qu'est-ce que tu nous amènes là, Logre ? — Une gamine désobéissante. Je la fouette ici ou dans les écuries ? La quinzaine de clients, hommes et femmes, crient : — Iciiii...! — Bien… Je vais boire un verre avant de m’occuper de ses fesses. La fille de salle lui demande : — Je vous sers un rhum, Monsieur ? — Oui poulette. Une fille qui est assise avec deux hommes lui dit : — Viens t’asseoir ici. Il s’assied et enfin il me lâche le lobe de l’oreille. Je la frotte en pleurant. Il me dit : — Tu as gagné 20 coups de baguette de noisetier… Si tu t’enfuis encore, tu en auras le double. — Je m’enfuirai plus… sniiiff… Un homme dit : — Elle a désobéi. — Pire : elle s’est enfuie. L’homme me dit : — Faut pas faire ça, petite, sinon Monsieur Logre fait pan-pan sur le cu