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562 - 58 Murfreesboro

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On passe à nouveau une journée en voiture. C’est long... On s’arrête pour faire boire les chevaux et nous aussi. On mange des plats que le pétrolier Steve a commandés au relais, c’est bon, c’est vrai et puis je « colle ». Ariane. Steve lui dit : — Elle est normale ta copine, à te coller comme ça ? Ariane répond :  — Elle a assisté à la mort de ses parents, tués par des cavaliers Sikhs. Depuis, elle a la trouille. N’importe quoi ! Mes parents sont toujours vivants, enfin je suppose. Le principal, c’est qu’il ait pitié de moi et qu’il me foute bien la paix. Enfin, l’interminable journée de la pauvre orpheline se termine. D’après ce que j’ai entendu, il nous déposera demain.  On mange et on boit bien, ensuite on se retrouve tous les quatre dans la chambre de Steve. Il dit à Ariane : — On joue bêtes ? Le mot est bien trouvé ! Il ajoute :  — Tu as une idée ? Je dirais bien des bêtes comme des mouches ou des vers de terre... Mais j’ai peur de prendre une claque. Elle dit : — Et si on était d

561 - 57 L'Arkansas

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 — Est-ce que la patronne est gentille avec vous et... Ariane me coupe la parole en disant : — Ce ne sont pas tes affaires, Lizy. — Pardon, Madame. Elle a raison : je suis sa servante et je dois me taire. La chambre n’est pas mal, on a même une cruche avec de l’eau et un « broc » pour y mettre l’eau et se laver : tout le confort. Je me repose tandis qu’Ariane se lave. Je la regarde depuis le lit. Elle me demande : — Tu ne te laves pas ? — J’aimerais mieux tout à l’heure, je suis fatiguée... — D’accord. Tu dormiras par terre ce soir. Je bondis du lit en disant : — C’était pour plaisanter, je me lave... et j’aime utiliser l’eau que tu as employée. Elle lève les yeux au ciel. Bien sûr, je me serais lavée, je voulais juste me reposer un peu. À nouveau, on va faire un voyage en diligence et pas besoin à ma voix intérieure de me menacer de dormir par terre si j’explique tout, jour après jour... Je vais quand même raconter brièvement le voyage qui dure entre 10 ou 12 jours. On dort tous les s

560 - 56 Mises en vente.

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  On va derrière la maison, là où il y a un puits. Elle y puise des seaux d’eau. Ariane me verse un seau sur la tête. Oh ! C’est froid. Il y a une pâte pour la plante de pieds et des feuilles assez grasses pour se passer sur la peau. Ça fait du bien d’être propre. Ariane me demande :  — Je te plais quand je suis propre ?  — Tu me plais toujours. Samantha nous dit :  — C’est mignon...  Ariane lui demande :  — C’est dur l’après-midi ?  — Les filles doivent prendre différentes positions... Les clients peuvent les toucher. On reçoit quelques coups de fouet, mais pas très forts pour ne pas abîmer la marchandise. Je cite le patron.  Elle parle bien cette fille.   — Venez, je dois vous mettre dans l’enclos des esclaves.  On va vers l’arrière de la maison. Il y a un vrai enclos fait de planches et un garde à côté d’une porte. Il l’ouvre et on entre dans l’enclos. Il y a certainement une cinquantaine d’esclaves, prêtes pour l’exhibition et pour la vente d’après-demain. Une fille vient vers nous

559 - 55 Un colibri...

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 On répond encore aux questions des filles puis un des clients demande à Mathilde : — Tu les loues comme les autres ? — Le patron est là, il dira quoi.  Un gros homme accompagné de deux très jolies Noires entre dans la pièce. Je remarque le gros diamant qu’il a au doigt. Il est grand, gros et blond avec un monocle sur l’œil droit. Tous les clients le saluent poliment, certains viennent lui serrer la main. Il demande à Mathilde  : — Tout se passe bien ? — Oui, Monsieur. Il dit aux clients : — On a des Blanches pour quelques jours... je vais peut-être les acheter. Oh non !! Je me colle à Ariane, affolée. Il me voit faire et éclate d’un gros rire. Il me dit : — N’aies pas peur petite, ma femme accepte que je mette des esclaves noires dans mon lit mais elles ne supporteraient jamais que je baise une petite putain blanche et blonde, en plus. Demain, vous apprendrez à vous présenter.  Il se tourne vers les clients pour dire : — On va voir ce que valent les Blanches. Il ajoute en nous regarda

558 - 63 Captiva.

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 Quand on bien mangé et bu... on salue la serveuse et on se dirige vers un bateau. J’ai déjà vécu ça, dans des vies passées. Il s’agit d’un bateau de pêche, mais un vrai, je veux dire un grand. J’aurai fait le tour du monde en bateau. Un marin appelle le capitaine. Il salue Kil, qui lui présente Ariane. Ils me laissent sur le pont et descendent dans le bateau.  Je me débrouille pas mal en espagnol, maintenant. Je demande à un marin : — On va où ? Il me sourit et répond : — En mer. Ariane a tout prévu, même mes questions sournoises aux marins. On va... en Chine... en Australie ou plus certainement en Amérique du Sud. Ariane et Kil reviennent sur le pont. Elle me demande : — Alors, tu as appris où on allait ? — J’ai essayé. Je fais une tête un peu triste. Elle ajoute : — Pôv’ petite… On va sur l’île de Captiva, ça t’avance beaucoup ? Non... Je sais juste qu’on reste ensemble, c’est ce qui importe. C’est vrai, Captiva, c’est où ? Aucune idée, sans doute en Amérique du Sud ou au Mexique. J

557 - 62 Les serpents.

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 On va dans une pièce qui donne sur un joli jardin. Une grosse femme est assise derrière un bureau et elle écrit quelque chose. Elle a le nez crochu et le même air antipathique que son frère. C’est un gros serpent venimeux. Luna lui dit : — Madame, je... Sans la regarder, la grosse femme lui dit : — Tu attends que j’aie fini pour parler. À moins que tes fesses te démangent ? C’est ça ? Tu veux que je m’occupe encore de ton gros derrière ? — Nooon, pardon... — TU TE TAIS ! Je ne comprends pas tout, mais ça, je le comprends bien. On attend un bon moment. Quand elle a fini ses comptes elle regarde Lina et lui dit : — Toi, laisse-nous. — Oui Madame. Elle fait une révérence et s’en va. Le serpent femelle et obèse et méchant nous dit : — C’est une chance que j’ai accepté de m’occuper des filles, parce qu’avec mon idiote de belle-soeur...  Elle ajoute quelque chose que je ne comprends pas. Elle me regarde et me dit en espagnol : — Il parait que tu ne parles pas espagnol ? — J’apprends Madame,

556 - 61 Les clients.

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 Le lendemain matin, Ariane me coiffe et m’habille. Je lui souris et elle me dit : — Tu as l’impression d’avoir une femme de chambre ? — Oui, comme à Madras, mais en plus, c’est une femme de chambre que j’aime. Elle rit, puis elle me dit : — Tu sens fort la transpiration. Si tu fais plusieurs clients, on prendra un hôtel où on peut se laver. Je ne demande pas mieux. On quitte l’hôtel en fin de matinée. On va dans une petite taverne boire un thé et manger des biscuits. Puis, je vais au bureau, c’est-à-dire sur le trottoir. Rapidement, un homme en voiture me fait signe. Je lui demande deux monnaies pour le sucer. Ça se passe comme la veille. Quand je le quitte, je vais donner l’argent à Ariane qui n’est pas loin. Je fais un autre client en voiture, puis un pêcheur qui m’entraîne dans le fond d’une ruelle. Il me paie deux pièces pour le sucer. C’est à genoux, sur le trottoir, que je dois le faire. J’ai vraiment beaucoup de succès, il ne doit pas y avoir beaucoup de gamins blonds dans le c