32 - Un coup de jeune.

 Un autre homme dit :
— Des étrangères, bien sûr ! On leur donne une leçon ?
Plusieurs personnes crient :
— Oui, allez-y !
Comme d'habitude, on se retrouve coincées sous le bras d'un homme et on se ramasse une bonne fessée, tandis que les spectateurs applaudissent. La fessée dure bien cinq minutes... et c'est long quand il s'agit d'une fessée. Les hommes nous remettent sur pieds. L'un d'eux nous dit :
— Excusez-vous !
S'excuser de quoi ? On s'incline en disant :
— Pardon... 
Yoake arrive avec son équipe et elle refait son baratin :
— Vous avez été piégée pour la chaîne Japan Net TV.
Certaines personnes disent "On s'en doutait", d'autres "Super spectacle" et "On passera à la télé ?"
Sasori, notre chauffeur, nous dit :
— Venez avec moi.
Il a un koï sur le bras, donc on le suit, moi en me frottant les fesses... Je me demande ce qui va encore nous arriver. 
On monte dans sa voiture et on quitte Tokyo. Oui, mais où on va, là ? N'osant pas le lui demander, je dis d'une petite voix :
— Je ne me sens pas bien, Monsieur.
Il me jette un regard et demande :
— Tu es malade ?
C'est Nadia qui répond :
— Elle a la trouille.
Il prend une boîte dans sa poche et il la tend à Nadia en disant :
— Donne-lui une pilule, mais rien qu'une.
Nadia ouvre la boîte. Oh ! Elles sont belles, ces pilules : rose avec des petites étoiles bleues. J'en prends une et je l'avale. Nadia lui rend la boîte. 
Que va-t-il se passer ? Rien. C'est psychologique, ces pilules ! Je regarde le paysage qui défile, c'est beau... et les voitures que nous croisons sont belles aussi... Je dis à Nadia :
— C'est magnifique ici...
— Tu es pétée, Cécile.
Ça fait rire Sasori. C'est même pas vrai, je suis juste... détendue. J'aime ces pilules ! Il se gare devant une clinique. J'ai une peur bleue de ce genre d'endroit mais celle-ci est... belle. On sort de la voiture. Je fais quelque pas et je regarde autour de moi. Pas longtemps, car Nadia donne une bonne claque sur mes fesses douloureuses.
— Aïe ! Oui, oui, j'avance.
On entre... Il y a différentes personnes à la réception. Sasori annonce à un homme d'un certain âge :
— Ce sont les deux filles qui viennent de la part de...
Il soulève la manche de sa chemise et montre son tatouage. C'est magique ! L'homme s'incline et répond :
— Certainement Monsieur, on s'en occupe.
Il prend son téléphone pour appeler quelqu'un. Une infirmière arrive aussitôt et nous dit :
— Suivez-moi.
Comme je regarde autour de moi, Nadia me prend fermement par le bras... On arrive dans une chambre. Elle est blanche, c'est beau tout ce blanc. Je regarde par la fenêtre et je vois des dauphins nager... euh... Nadia a raison je suis pétée et bien...




L'infirmière nous dit :
— Déshabillez-vous et couchez-vous à plat ventre sur ces lits.
Nadia enlève sa robe et m'aide à enlever la mienne. Elle a raison : je suis pétée ! On se couche sur les lits. En voyant nos fesses rouges, l'infirmière nous dit en riant :
— On dirait qu'on n'a pas été sage !
Elle me fait une piqûre et puis... tout devient flou.
***
Je me réveille dans une chambre que je ne connais pas... Je me souviens... d'une clinique. Je suis dans une chambre de clinique... Une chanson me trotte en la tête... J'ai faim... Je demande :
— Nadia, tu es là ?
— Oui, à ta gauche
Je me retourne et... c'est qui cette fille ? C'est Nadia, mais elle a l'air si jeune et si mince... Je lui dis :
— Tu es si jeune et...
— Et regarde mes nichons.
Elle lève sa chemise de nuit. Ils ont un peu diminués de volumes, mais ils sont très beaux ! Je regarde les miens en baissant ma chemise, ils sont un peu plus petits aussi. La porte de la chambre s'ouvre et une infirmière entre. Elle nous demande :
— Tout va bien, les filles ?
Je réponds :
— Oui mais qu'est-ce qu'on nous a fait, Madame ?
— On vous le dira. Vous avez faim ?
— Oui Madame.
Elle sort et revient peu après avec un plateau de nourriture japonaise. J'ai effectivement très faim, Nadia aussi. On mange... J'ai toujours cette chanson dans la tête. Je demande à Nadia :
— Tu as aussi une chanson dans la tête ?
— Réfléchis Cécile, Tokyo Idol... On connaît toute une série de chansons.
Je n'ai pas l'occasion de lui en demander plus, car Thaïe 1 et 2, un médecin et l'infirmière entrent dans la chambre. Oh ! Les Thaïs, quel honneur ! On se lève pour les saluer. Avant qu'on puisse parler, le médecin nous dit :
— Enlever vos chemises de nuit. 
On se déshabille. Le médecin dit aux Thaïs :
— Elles ont toutes les deux la morphologie de Mademoiselle Mitsuko, maintenant.
Ils nous ont à nouveau transformées... Je sais que c'est devenu strictement interdit, mais pas pour le Prince, sans doute. Le médecin nous dit :
— Levez les bras.... Tournez sur vous même. Elles sont plus minces avec des seins menus et un tout petit peu moins de fesses... Il nous caresse la chatte en disant :
— Et cerise sur le gâteau, elles ont un bel hymen tout neuf.



Oh ! Putain ! On est redevenues pucelles ? Une des Thaïs dit au médecin :
— Beau travail, docteur, le Prince sera content.
— Merci beaucoup mademoiselle.
— Je voudrais encore vérifier une chose.
Elle se tourne vers moi en disant :
— Dis-moi exactement ce qu'on t'a fait dans cette clinique !
— ... Euh... Je... Je me suis foulé la cheville et on m'a fait une radio.
Qu'est-ce que je raconte, moi ?! L'autre Thaï me dit :
— Dis la vérité ou tu seras punie !
— C'est la vérité, Mademoiselle, je vous jure. D'ailleurs, ma cheville est bandée.
Je la regarde et c'est vrai. Je comprends enfin : il nous sera impossible de parler de ce qu'on nous a fait.
Les Thaïs sortent de la chambre, accompagnées par le médecin. Je ne sais pas si c'est l'anesthésie, le repas ou l'attitude des Thaïs, mais j'ai mal au ventre. Je demande à l'infirmière :
— Je peux aller à la toilette ?
L'infirmière désigne Nadia en disant :
— Viens aussi.
On se retrouve à trois dans la salle de bains. Je dis à l'infirmière : 
— Pourriez-vous sortir, s'il vous plaît, je dois faire la grosse commission.
Qu'est-ce qui me prend d'employer cette bête expression ? Elle répond :
— Fais-le... et si tu ne vas pas à selles, je te donnerai un lavement 
Je ferme les yeux et je pousse... très gênée. Quand c'est fait, je veux prendre du papier mais elle me devance en disant :
— Tourne-toi, je dois voir comment c’est.
Elle m'essuie !! Puis, regarde... Bon, elle a ses raisons. Au tour de Nadia, beaucoup moins gênée que moi. Je la regarde. Elle devait avoir 22 ou 23 ans, mais maintenant, elle a l'air d'une jeune fille de 18 ans... Quand elle a fini, elle se fait essuyer. On retourne dans la chambre, l'infirmière nous dit :
— Venez, on va faire des photos.
On sort de la chambre et on arrive dans le couloir, toujours nues. Il y a deux infirmières et quelques très beaux jeunes gens et jeunes filles. Je me dis que les riches doivent payer une fortune pour se faire rajeunir ! Ce qui est complètement illégal. La chirurgie esthétique est autorisée, mais pas des transformations complètes. On va dans une chambre transformée en petit studio. Il y a un homme avec des petites lunettes, un grand mur blanc et des projecteurs. L'infirmière lui dit :
— Ce sont les filles pour les photos.
Il me donne ses instructions :
— Je vais commencer par toi, va te mettre devant le mur, face à l'appareil.
Je lui obéis et il me prend de face, de dos et de profil. L'infirmière a amené une table gynéco. Je dois me coucher dessus, les pattes en l'air avec les pieds dans les étriers. Il dit :
— Très bel hymen...
Après avoir fait quelques photos, il dit :
— À l'autre petite maintenant. Pose comme ta copine.
Nadia se fait photographier. Elle est belle comme ça... moi aussi sans doute. L’homme photographie également son hymen. Il nous dit : 
— Maintenant, l'infirmière va vous habiller.
Eh ! On est capables de faire ça toutes seules ! Elle nous tend une culotte blanche, un chemisier blanc à manches courtes et une jupe bleue plissée qui arrive au-dessus du genou. Pour terminer, on doit mettre des socquettes blanches et des chaussures plates et noires. Elle nous dit :
— On n'a pas mis de soutien-gorge, je ne crois pas que ce soit nécessaire. 
Ça les fait rire tous les deux ! Le photographe fait quelques photos de visage de nous deux. Puis il en remet une couche en disant :
— Vous avez été sage, alors voici une récompense.
Il nous tend... des sucettes ! On les prend, mais ils sont fous ! L'infirmière nous rappelle à l’ordre :
— Qu'est-ce qu'on dit ?
On s'incline en répondant :
— Merci Monsieur.

À suivre.
 
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