34 -Un temple.

 Je demande au pilote :
— Vous pouvez me dire notre destination ?
Il a l'air surpris que je ne sache pas où on va. Il répond :
— Regarde là bas, c'est Miyajama, la plus belle île d'Okinawa. Tu vas reconnaître la porte.
Oh ! Une île avec une porte ? Je lui demande :
— Elle appartient au Prince ?
— Tu verras.
Bon. On s'approche et je vois la porte dont il parle... C'est une grande structure comme un portique dans la mer. C'est beau... Il me dit :
— C'est la porte Torii.
Le bateau va se placer le long d'un débarcadère en bois. Je dis au pilote :
— Merci beaucoup d'avoir parlé avec moi.
— Avec plaisir. Je m'appelle Bunji et toi, quel est ton nom ?
— Cécile, Monsieur.
— Bien... Je vais m'arranger pour qu'on se revoie sur l'île.
— Avec grand plaisir, Monsieur.
Je pose délicatement la main sur son sexe, on se regarde. Il a bien reçu mon message. Il m'embrasse rapidement et on descend à terre. Il y a de grandes banderoles avec un koï qui flottent au vent. On est chez le Prince, c'est clair. Thaï 2 dit à Aiko Ischii :
— Il faut monter pour atteindre le monastère et ce n'est pas tout près. Ça ne va pas être facile avec vos hauts talons.
— On doit prendre un taxi.
— Le Prince ne veut pas de véhicule à moteur sur l'île... Il y a bien des pousse-pousse, mais on attend les "filles de trait". Cependant...
Les Thaïs se regardent, Thaï 1 dit :
— On va utiliser les filles.
Les filles ne sont pas d'accord !! Hélas, on ne leur demande pas leur avis. On se dirige vers un hangar, joliment décoré, tout est beau et raffiné ici. Une Thaï dit :
— On va en prendre un aussi. Les filles, allez chercher des pousse-pousse.
Des écolières comme animaux de traits ? Thaï 1 dit :
— Il ne faut pas qu'elles salissent leurs uniformes. Enlevez-les dans le hangar et revenez avec un pousse-pousse !
Ah, d'accord ! Les pousse-pousse seront tirés par des filles nues. C'est scandaleux, surtout quand on est l'une d'elles ! On entre dans le hangar, il y a une rangée de ces engins à deux roues. 
On va être à poils au milieu des touristes ?? Oui, on est des esclaves, on peut faire ce qu'on veut avec nous. En voyant un fouet planté dans un trou sur le bord de l'engin, je pousse le plus long soupir du monde et j'enlève mon uniforme. Nadia est déjà nue. Elle ne soupire pas, elle. Elle est nue et menue, mais c'est toujours elle : cheveux blonds, grands yeux bleus, visage un peu triangulaire. On prend les montants de bois et on sort du hangar. Les pousse-pousse sont heureusement légers et bien équilibrés. On va près du groupe, Aiko Ischii monte dans le mien tandis que les Thaïs vont s'asseoir dans celui de Nadia. Ces engins sont faits pour une personne, mais les Thaïs sont minces et puis il y a le fouet si la pouliche n'avance pas assez vite. 
Sasori marche... ouf... Une Thaïe fait claquer son fouet, on démarre... Tout ça me rappelle la triste époque du château. On a bien sûr un petit drone-espion au-dessus de nous... comme d'habitude. Les touristes sont emballés par les filles nues qui tirent des pousse-pousse. Ils sortent leurs tablettes pour nous filmer ou nous photographier...
 

— Aïe !!!
Aiko Ischii vient de me donner un coup de fouet sur les fesses. Elle crie : 
— Plus vite !
— Aïe !
Je reçois un deuxième coup, j'accélère au point de rattraper Nadia. On galope sur la route, suivies par les touristes ravis qui courent derrière nous. On se prend encore des coups de fouet sur le dos et les fesses. Tokyo Idols qu'ils disaient ! Bande de malades !!! 
La route monte. D'après les panneaux, on se dirige vers le mont Misen et le temple Daisho-in.
— Aïe !
J'accélère encore... Enfin, après un quart d'heure à galoper sous les coups de fouet, entourées de touristes, on arrive devant une grande grille. Deux gardes ouvrent les portes pour nous laisser passer et ils refoulent les voyeurs en leur expliquant où était l'entrée principale. Cette propriété a l'air immense. Bientôt on voit de beaux bâtiments et des centaines de statues de Bouddha et d'autres personnages. Il y a même des statues avec un bonnet sur la tête... Le tout au milieu de plantes à fleurs et d'arbres superbes. C'est impressionnant et beau... à tel point que Aiko Ischii oublie de me fouetter. Il y a des visiteurs, mais nettement moins excités qu'en dehors du site.
On arrive devant une autre enceinte, un garde nous ouvre une nouvelle grille. Les Thaïs guident Nadia jusqu'à l'entrée d'un temple. Là, on peut s'arrêter, échevelées et en sueurs, les dos et les fesses bien zébrées de lignes rouges. Sasori arrive lui aussi. Il nous donne nos uniformes en disant : 
— Rhabillez-vous, les filles, et suivez-moi.
On remet nos uniformes. 
 

Moi, je tremble sur mes jambes et je suis prête à pleurer. Nadia a l'air en forme. Comment fait-elle ?? On a le même gabarit maintenant, c'est sans doute une question de mental ! Sasori nous amène dans une pièce dans laquelle se trouvent plusieurs moines. Il s'incline devant le plus âgé en disant :
— Mes respects, Bikkhu san, voici les filles qui pourront faire ce que vous souhaitez le matin.
On appelle Bikkhu les moines bouddhistes. Le moine répond :
— J'en ai parlé avec son Excellence. Conduisez-les chez Dai san.
J'ai une impression d'avoir déjà vécu tout ça. À quel lesauce va-t-on être mangées ? On sort du bâtiment et on marche longtemps au milieu des statues, des fleurs. Les touristes sont calmes, même s'ils nous filment. Des filles déguisées en écolières, on en voit dans le centre de Tokyo, mais pas dans un monastère ! Je stresse même si je trouve cet endroit spécialement beau. Je dis à Nadia ou plutôt je gémis...
— Je peux venir près de toi ?
— Mais tu es près de moi...
Elle me voit sur le point de pleurer alors elle dit :
— Allez, viens.
Je me colle à elle... Je respire son odeur, je me calme. Sasori demande :
— Qu'est-ce qu'elle a ?
— Huit ans et demi !
Ils rient. Si j'avais reçu 1 $ chaque fois qu'on rit à mes dépens, je pourrais m'acheter... plein de glaces. Je pense à des conneries, ça va mieux, grâce à Nadia... On marche bien 20 minutes avant d'arriver en vue d'une longue bâtisse basse. Je dirais que ce sont d'anciennes écuries. Il y a surtout du matériel de nettoyage, de jardinage, de la peinture, des outils. Des hommes travaillent là. Ils nous regardent, surpris de voir des écolières. Ce n'est pas la période des voyages scolaires. Sasori les salue et fait coulisser une porte. Oh ! On se trouve dans une serre, emplie de plantes et d'arbustes. Deux hommes sont assis autour d'une petite table. Ils doivent avoir une cinquantaine d'années et ils ont l'air grand et gros, même assis. Il y a différents plans étalés sur la table. On s'incline tous les trois et Sasori dit à un des hommes : 
— Voici les deux baijins, Dai san.
Baijin, c'est pucelle. Dai san répond :
— On m’a prévenu, je m'en occupe.
Sasori s'incline à nouveau, puis il nous dit :
— Obéissez et travaillez bien, les filles. On se reverra.
Eh ! Il nous laisse comme ça toutes seules avec deux gros hommes patibulaires... Je me rapproche de Nadia. Dai san nous dit :
— Déshabillez-vous, qu'on voie à quoi vous ressemblez. 
Nadia n'hésite pas, elle enlève son chemisier, sa jupe et sa culotte. Elle me donne un coup de coude et demande :
— Et alors, tu dors ?
— Pardon. Je... 
Je me déshabille. Quand on est nues, Nadia me prend par la main et on tourne sur nous même pour qu'ils puissent nous voir de face et... de fesses. Ils ont l'air d'aimer, à tel point que Dai san dit à l'autre homme :
— Elles m'excitent, ces petites déguisées en écolière. J'ai envie de me faire sucer. Si ça te dit...
— Merci, c'est pas de refus.
Oh ! Mais ce sont des hommes du monde ! Ce qu'ils oublient, c'est qu'on est des baijin, on ne fait pas ça nous ! L'homme sort un gros sexe mou de son pantalon. Il écarte les jambes en disant :
— Toi, la petite blonde, viens me sucer.
Nadia se met à genoux et couvre de baisers un sexe qui me fait penser à un gros mollusque échoué au bord de l'océan après une tempête... L'autre homme se déculotte aussi. Sous son gros ventre, il y a un autre mollusque, quasi le frère du premier. Il me fait peur, ce mollusque, d'abord parce qu'il n'est pas appétissant du tout, mais aussi parce que... c'est comme si ma bouche était devenue baijin. L'homme me dit :
— Tu aimes te faire fouetter ?
C'est magique ! Une seconde plus tard, je suis à genoux devant lui, tandis qu'il enlève carrément son pantalon de kimono. Il se rassied. Ouch ! La tempête a eu lieu il y a plusieurs jours : il n'est pas frais du tout le mollusque. Il est grisâtre et décédé d'après l'odeur. Malgré la menace du fouet, j'ai un moment de recul. Il me dit :
— Tu sais, Ojisan Hochu n'a pas beaucoup de patience....
Ojisan veut dire tonton... Je bredouille :
— Pardon Maître... c'est que je... je suis baijin et...
— Bon, en fait tu aimes le fouet.
J'embrasse aussitôt ses couilles. Elles me font penser à deux têtes de poulpes et le sexe ressemble à une holothurie, regardez sur Wikipedia, c'est tout à fait ça. Contrairement à ce que je pensais, le mollusque n'est pas mort, il se dresse même agressivement ! L'homme me regarde avec attention, je lui dis :
— Vous êtes tellement fort Ojisan et moi, je n'ai qu'une petite bouche... 
— Tu aimes lécher une bonne glace ?
— Oh oui, j'adore Ojisan. 
— Pense que mon gland est une délicieuse boule de glace à la mangue.

À suivre.

Merci à Bruce Morgan pour les super dessins.

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