40 - Virgin Idols

Deuxième partie.
      **************
Mitsuko et moi, nous venons de passer deux jours dans une clinique. Sans explications, bien sûr. On nous a endormies et le lendemain, nous nous réveillons dans une chambre, toutes les deux. Oh ! Mitsuko est légèrement différente. Après m’avoir regardée, elle se lève pour aller dans la salle de bain. Je la suis et on se détaille dans le miroir. Oh ! C'est moi... mais celle d'avant. Il n'y a pas beaucoup de changement, mais je m'en rends quand même clairement compte. Elle met une main sous sa chemise de nuit. Oui, je sais pourquoi, je fais la même chose et... je ne suis plus vierge. On se regarde, incapable de parler. On est redevenues "normales", sauf qu'on ne pourra parler à personne de ce qui nous est arrivé.
Une infirmière et un médecin entrent dans la pièce. Il nous dit :
J'ai une question à vous poser : est-ce qu'on vous a déjà transformées ?
Évidemment... mais toutes les deux, on répond :
Non, Monsieur.
— Vous êtes sûres ?
Oui Monsieur.
Bien, parce qu'une nouvelle loi interdit formellement toutes les opérations de ce genre. Vous allez rentrer chez vous.
Je suis heureuse d'avoir perdu ma virginité. Le soir on est reconduites chez le Prince.
***
Le lendemain matin, on doit servir le petit déjeuner à 8 h.. On est en kimono blanc. Nadia est à nouveau avec le groupe et habillée ! Mr W., sa fille, Ryoji et An Lin partent tôt.
Le Prince et ses Thaïes continuent à parler avec Nadia. L'une d'elles me montre le sol près d'elle en disant :
Ici.
Je vais me mettre dans la position de l'esclave qui a le tout grand privilège de pouvoir attendre les ordres de ses maîtres, c'est-à-dire à genoux, les fesses posées sur les talons, les mains sur les cuisses, paumes en l'air, les yeux baissés... rien que ça !



Thaïe 1 ou Thaïe 2 parlent à nouveau à la place du Prince qui n'aime pas trop ouvrir la bouche le matin, ni la journée. Thaïe 1 dit :
Mitsuko se prend pour une star, alors qu'elle n'est qu'une esclave de son Excellence.
Oh ! Elle aurait un koï sur la fesse aussi ? Thaïe 2 enchaîne :
Cécile est obéissante... on la garde.
Coup de chance pour moi. Quoique... s'ils avaient envie de me renvoyer en France, oh Seigneur, comme je serais d'accord ! Elle ajoute :
Il nous faudrait un manager à qui les filles devront obéir. On a pensé à toi, Nadia.
Ce serait un grand honneur Mademoiselle, je ne vous décevrai pas.
Thaïe 1 reprend la parole :
Le Prince pense que tu ferais ça bien.... Il a aimé la façon dont tu as géré Cécile et les baijins... On te remplacerait par une Japonaise, pour avoir deux Japonaises et une Occidentale. Qu'en penses-tu ?
C'est une super idée. Je serai ravie de m'occuper des filles, répond Nadia.
Est-ce bon pour moi ? Franchement, je n'en sais rien. Thaïe 1 m’annonce :
Voilà, c’est Nadia qui sera votre chef. Le reste ne te regarde pas, file.
Oui, merci Mademoiselle,
Je me relève, salue et sors. Qu'est-ce qui ne me regarde pas ?? Je vais à la cuisine. Après tout, je m'en fous ! Un jour, je serai libre. Un garde me dit :
Tu es de corvée bonnets, la rangée de droite et je ne te conseille pas de traîner.
Oui Monsieur.
J'ai dit un jour, je serai libre, je n'ai pas dit maintenant !
***
Nadia disparaît pendant deux jours, ce n'est que ce matin qu'elle revient. Et... c'est la Nadia normale, celle d'avant. Elle est plus grande et elle a quelques kilos de plus. Ce n'est plus une baijin non plus, je pense. Elle a l'air encore plus sûre d'elle. Je m'incline devant elle en disant :
Ravie de vous revoir, Mademoiselle.
Elle répond en souriant :
Je n'en doute pas, Cécile.
Mais si, c'est vrai. Au moins elle, je la connais... Nadia ajoute :
On attend Mitsuko et celle qui te remplace. En attendant, porte cette valise dans ma chambre. Dedans, il y a un sac en plastique avec du linge. Lave-le.
Oui Mademoiselle.
Je monte la valise et prends le sac de linge. Puis, je vais dans le lavoir qui doit être centenaire. Quand tout est lavé, je fais sécher les vêtements sur une corde. Pour certaines choses, c'est encore comme au 16e siècle ici... Pour d'autres, on est au 22e siècle... La journée se passe en différentes corvées, en commençant par les bonnets des statues. Virgin Idols, qu'ils disent ! Mon cul, oui !
L'après-midi, alors que je suis occupée à récurer le hall, une Japonaise en kimono blanc me dit :
C'est toi Cécile ?
Oui, Mademoiselle...
Je suis Rumiko... Viens avec moi.
Je me lève et je la suis. On se dirige vers la sortie du domaine. Elle me demande :
Tu es une baijin ?
Euh... oui.
Impossible de dire le contraire.
On arrive devant un grand pavillon en bordure du domaine. On entre, Rumiko toque à une porte. Mitsuko vient ouvrir, elle est nue. Nadia est derrière un bureau encombré d'un écran et de divers documents. On la salue. Elle nous dit :
Enlevez vos vêtements.
Rumiko et moi, nous ôtons nos kimonos. Nadia nous lance :
Toutes les trois devant moi !
Nous nous plaçons devant son bureau, l'une à côté de l'autre.
Tournez-vous.
On obéit, évidemment... Elle ajoute :
Bien, en position !
J'ai déjà parlé de cette pose : on doit se mettre à genoux, les fesses sur les talons. Elle ajoute :
Mitsuko a fait une grosse bêtise. Elle est devenue une esclave comme vous. Vous serez les Tokyo Virgin Idols.
Elle fait une pause, on ne réagit pas. Alors, elle poursuit :
Mais... vous allez devoir travailler et m'obéir. Je suis la manager du groupe. Première chose : vous avez des chansons en tête, dès que vous avez la possibilité, chantez-les synchrones. Vous comprenez ce mot ?
On répond toutes les trois... synchrones :
Oui Mademoiselle !
On va commencer demain matin à 9 h. En attendant, il est important que vous sympathisiez. Vos pouvez circuler dans le domaine pour faire connaissance. Le repas à la cantine est à 19 h... Mais vous pouvez également aller au restaurant. Pour l'argent, demandez à Cécile comment faire.
Elle rit... C'est elle qui a eu l'idée de proposer une pipe aux garçons pour de l'argent. Elle me regarde et me demande :
Quelque chose à ajouter, Cécile ?
Non Mademoiselle.
Soyez ici au plus tard à 22 h. Vous pouvez disposer.
On salue toutes les trois... synchrones. On se retrouve dans le domaine, un peu étourdies de tout ce qu'on vient d'apprendre. Rumiko nous dit :
Cool, on va se balader et on va manger au restaurant, les filles ?
Mitsuko rétorque :
Sans argent ?
Rumiko me demande :
C'est quoi ta méthode ?
Euh... avec l'accord d'un garde, on a fait une fellation à deux garçons, pour de l'argent.
Super, on va te trouver des clients.
Mais pourquoi moi ?
Parce qu'une Occidentale va plaire au Japonais. On va voter... qui est pour que Cécile gagne le repas ?
Mitsuko et elle lèvent la main. Garces ! Rumiko me prend contre elle en disant :
Prend soin de nous, je prendrai soin de toi.
Ça ne veut pas dire grand-chose, mais... elle m'embrasse sur la bouche. Il y a si longtemps qu'on ne m'a plus embrassée... Je deviens toute molle entre ses bras. Ses lèvres quittent les miennes et elle me dit :
Tu vois, là, je prends soin de toi, mais si tu n'obéis, pas je te punirai.
Mais...
Mais, rien... Dans un groupe, il faut un leader et c'est moi. N'est-ce pas Mitsuko ?
Oui.
Rumiko me reprend contre elle pour me demander :
D'accord ?
Oui, d'accord.
On entrouvre nos vestes pour montrer un peu nos seins. Ça, c'est facile. On retourne dans le centre du domaine. Il y a encore pas mal de visiteurs. Dans le fond, quel était l'argument de Noriko pour que ce soit moi qui m'y colle ? Ah oui, je suis une Occidentale. Bon... On se promène, Noriko et Mitsuko font des sourires aux hommes... Un peu de nichons, puis des sourires suffisent à attirer deux gros Japonais d'une cinquantaine d'années. L'un des deux demande en anglais :
Vous êtes mignonnes, vous cherchez de la compagnie ?
Je me dis que ça ne doit pas être des Japonais, mais des Chinois ou des Coréens. Il y a beaucoup de Coréens qui voyagent. Noriko leur dit :
Nous travaillons ici... mais on est comme des moines, on doit mendier notre nourriture.
Ils sont surpris... puis ils se mettent à rire. Un des hommes dit :
Vous n'avez pas du tout l'air de moines... Pourquoi vous donnerait-on de l'argent ?
Noriko me désigne en disant :
Cette fille est française et si elle se met à genoux devant vous dans un coin discret, elle vous fera connaître les 1000 délices de sa langue de velours et de sa bouche parfumée.
N'importe quoi ! Les 1000 délices ? Je leur ferai une simple pipe, vite fait ! Les hommes parlent ensemble, sans doute en coréen. Un des hommes demande à Noriko :
Elle se met toute nue et on peut la filmer ?
D'accord, c'est 200 $ pour vous deux.
Noriko me dit :
Montre-nous ta cachette dans les bambous.

A suivre

Merci à Bruce Morgan pour le super dessin.

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