54 - Chasteté.

Le Prince et ses Thaïes s’en vont, suivis de Nam-ji. On reste avec Lian. Elle a un boîtier en main et elle le caresse en disant :
— Dans le fond, on n’a pas testé la puissance trois.
Évidemment, en voyant nos têtes changer, elle dit :
— Mais non, je ne vais pas vous faire ça. Par contre, j’ai très envie de pousser celui-ci.
Elle pousse sur un des boutons et quelques secondes plus tard, on est toutes les trois le front par terre en gémissant… Elle dit :
— J’adore ce gadget et vous les filles ?
On relève la tête en disant que non, nous on n’aime pas et pitié Mademoiselle Lian... Elle prend son pied, là. Elle ajoute :
— Vous imaginez qu’en rue ou au restaurant, par inadvertance, je pousse sur le bouton « le front au sol » ? Gag, non ? Bon, cet après-midi, vous chantez. En attendant, vous pouvez répéter et manger au restaurant de l’hôtel. Mais pas de bêtises, sinon...
Elle montre le boîtier en guise d’avertissement, puis s’en va en riant.
On reste là, toutes bêtes, la chatte douloureuse et en cage, comme dit Nam-ji. Kawaii râle contre moi :
— Tout ça à cause de toi !
Mitsuko répond aussitôt :
— Non, ne t’en prends pas à elle. Tu sais ce qu’on a également a fait.
Elle prend ma défense, ça me donne envie de pleurer tellement je suis émue. Kawaii répond :
— Je suis remontée tellement ce truc est pénible, mais c’est vrai qu’on doit être soudées et donner la meilleure représentation possible, malgré ces saloperies qui nous brident la chatte.
Je leur dis :
— Merci, c’est gentil, je…
Kawaii me coupe :
— On doit être solidaires, mais ça ne change pas ta position, tu es la servante et tu dois nous obéir. D’accord Cécile ?
— Oui, Mademoiselle.
— Bon, on répétera. Aux meilleures on sera… au mieux on sera traitées.
Elle ajoute un geste : l’index et le majeur qui marchent, traduction « et on pourra peut-être s’évader ». Oh oui…
On va manger léger au restaurant. À la fin du repas, une serveuse nous dit :
— Prenez vos tenues « adultes » et allez répéter dans la salle.
Ah okay… On peut y aller seules, super. Pour tout dire, on s’attend à tout moment à être obligées de se jeter par terre, le front sur le sol. On va vers la salle de spectacle. Des jeunes nous reconnaissent et ils veulent des selfies. On fait ça rapidement, en expliquant qu'on va chanter.
On se rend dans les coulisses du théâtre, puis dans une pièce qui nous sert de loge. Lian est déjà là. On a des costumes nettement plus sexy à tous les niveaux : jupes courtes, décolletés, culottes blanches nettement plus petites. Heureusement que la ceinture de chasteté épouse parfaitement nos vulves. Je dois les décrire et ça ne va pas être facile. Du plastique souple mais sans doute ultrarésistant. Il est plaqué sur nos minous, comme dit Nam-ji, parfaitement épilés. Et il monte entre nos fesses. Des lanières dans la même matière le maintiennent à la fois autour des hanches et autour des cuisses. Du vagin au méat, il y a une ouverture ovale étroite. À la limite, on pourrait se faire baiser par une musaraigne. Devant l’anus, il y a aussi une petite ouverture. Alleluia ! On pourra encore chier. Oui, quand je suis stressée, je dis des conneries et des grossièretés, pardon.
Quand on est prêtes, on va sur la scène et je regarde la salle par une fente. Il y a une majorité d’hommes de 40 à 60 ans, je dirais employés de bureau.
Lian nous prévient :
— Je veux un spectacle merveilleux, sinon vous allez danser !
Ouais, c’est bon, on a compris !
On démarre avec « Walk on the wild side » de Lou Reed ». Une très belle chanson... équivoque. Elle parle de travestis ou de transsexuels. Si, si, lisez le début :
— Holly venait de Miami Florida
— Elle traversait les USA en stop
— Elle s'est épilé les sourcils en route
— Rasé les jambes et à l'arrivée il était elle
— Elle dit, hé bébé, viens traîner du côté sauvage. »
C’est beau… Oh, comme je voudrais traverser les USA en stop et baiser avec qui veut, pour échapper au Japon, au Prince des ténèbres, aux Thaïes, à la ceinture de chasteté et tout le reste !
D’accord, j’arrête de rêver. Nam-ji adore cette chanson… comme par hasard. Il nous a fait une chorégraphie avec Lian. Le rideau se lève et on voit Kawaii discuter avec Mitsuko, alors que je suis à genoux sous sa jupe.
Les spectateurs applaudissent, crient, sifflent. Ils sont plus excités que les jeunes. Il faut dire que la scène qu’ils ont sous les yeux a de quoi les allumer. Ils agitent presque tous de bâtons lumineux. Je sors de sous la jupe de Kawaii et je m’avance vers le bord de la scène avec ma jupe d’uniforme ultra-courte. Ils hurlent :
— SISSILLE !! SISSILE !!
Les deux autres filles sont un peu derrière moi et on chante :
— Holly venait de Miami Florida...
Je fais des gestes en rapport : se raser les sourcils, puis les jambes, en relevant ma jupe. Ils deviennent fous... Il va y avoir des morts !
Donc, je résume, ils adorent. Surtout moi : Sissile en Holly. On enchaîne avec « Like a virgin » puis « Les nymphes »… Le tout avec de nombreux gestes équivoques et envolées de jupe sur nos culottes blanches. Bien sûr, la ceinture me gêne et je rêve d’avoir le minou en liberté, mais en même temps, ces gens qui crient mon nom et applaudissent, c’est grisant.
On interprète six chansons et on termine épuisées et en sueur. Kawaii, qui a la voix la plus forte, leur dit :
— Rendez-vous au bar pour les photos et les signatures.
Le rideau tombe et on se retrouve un peu hébétées. Kawaii ouvre les bras et on s’étreint toutes les trois. Je dis aux filles :
— J’aime quand vous me traitez en… égale.
Mitsuko répond :
— Tu as une très belle voix, mais c’est aussi parce que tu es la victime que tu plais… et puis nous, on aime avoir une servante.
Elles rient, puis Kawaii ajoute :
— C’est pas pour ça qu’on ne t’aime pas, pauvre petite.
Lian et Nam-ji arrivent. Il nous dit :
— C’est grâce aux ceintures que c’est si bien.
Ça me fait mal aux seins de le dire, mais c’est un peu vrai. Je lui demande :
— On pourra prendre une douche, Monsieur ? Vous savez, rapport à sentir les chèvres...
Il répond :
— Tu l’as pas digéré, hein ? Je préfère l’odeur des hommes, chacun ses goûts, non ? En plus, est-ce que me dire ça, ce ne serait pas insolent ?
— NON ! Je vous jure que non, c’est pour ne pas vous déranger.
Il rigole, pas dupe. Puis il nous dit :
— Allez rejoindre les fans, ils sont chauds, ça va les aider à raquer.
Quel vilain mot ! On se rend dans une grande pièce où se trouvent les fans, ils forment des files devant un des quatre pupitres, derrière lesquels on s’installe pour signer. Ils sont… à la queue leu leu, enfin c’est ce que je suppose en voyant leurs regards lubriques. Les Japonais sont disciplinés. Ils crient en nous voyant arriver. On s’installe et on commence par les signatures, ils ont imprimé des photos trouvées sur le Net. J’ai une longue file devant moi, heureusement les autres filles aussi. Je n’ai pas envie qu’elles soient encore plus jalouses de moi.
Le premier est un gros homme d’une bonne cinquantaine d’années et qui sent le saké et le rance. Nam-ji nous dit :
— Chères idoles, tous ces messieurs ont généreusement participé aux frais de votre prochain spectacle. Ils ont droit à un baiser et un petit flirt.
Ça faire rire grassement les hommes dans la file.
Voilà ! C’est pour ça aussi qu’on a cette fichue ceinture, pour pas qu’ils nous collent leur sale pouce dans la chatte !
Oui, mais non, hein ! Je m’apprête à bien faire la tête. Ouch ! Je sens un faible courant me traverser la chatte. Ça doit être la position 0,5. Message bien reçu. Je signe les photos que me tend le gros homme. Ensuite il vient à côté de moi. Je le laisse me peloter les fesses. Il a son téléphone au bout d’une perche et il nous photographie. Plus besoin de courant, je fais un grand sourire. C’est pour une allégorie : l’ange déchu et le porc qui sent… le porc. Ensuite il me colle 500 grammes de langue dans la bouche, tandis que ma chatte me crie « pas de décharge électrique ! ». C’est quand je suis stressée/dégoûtée que je pense à ce genre de bêtises. OK, aux suivants. Combien ? Je dirais une cinquantaine d’employés de bureau pour moi, une trentaine pour chacune des filles. Il y en a qui nous pincent les fesses. Kawaii, qui est à nouveau celle qui ose le plus, dit à Nam-ji :
— Pardon, Monsieur Nam-ji, on va avoir les fesses pleines de bleus.
Son téléphone sonne. Il écoute puis dit à la meute de fans :
— Messieurs, une caresse sur les fesses des filles, d’accord, mais ne les pincez pas.
Un homme crie :
— Et pourquoi on ne pourrait pas pincer le cul de ces petites salopes !?
Nam-ji fonce dessus et littéralement, il le décolle du sol en disant :
— Parce que sinon, je ne vais pas être content.
L’homme bredouille :
— Pardon, je ne sais pas ce qui m’a pris. Je vous prie de m’excuser.
Il est chouette, Nam-ji, même s’il a dit que je sentais la chèvre... et puis une petite chèvre des montagnes, c’est mignon et ça sent bon le thym... Les fans suivants me caressent les fesses avec douceur. Nam-ji est un blond soigné, mais il peut se transformer en Samouraï qui fait peur.
Ils ont tous nos signatures et des selfies avec nous, maintenant les produits dérivés. Lian arrive pour faire l’article. Elle dit :
— Il y a une nouveauté. Les filles, déshabillez-vous. 




Quand on exhibe toutes nos minous en cage, elle poursuit :
— Ce sont des ceintures de chasteté. Quand elles ne peuvent plus se masturber et se lécher l’une l’autre, les filles sont beaucoup plus performantes. Protégez de la tentation vos femmes, vos sœurs et vos filles. De plus, fini les viols. Vous aurez la clé des ceintures, vos femmes ne pourront jouir qu’avec vous… si elles sont sages.
Ah ! Ils aiment, les machos pinceurs de fesses ! La libération de la femme en 2035 au Japon et en Asie en général : mon cul !!!
On vend donc des ceintures de chasteté, des culottes portées avec nos photos, des vêtements aussi, des poupées, des sex dolls à nos images… Des puzzles, du papier à lettres… Le Prince va se faire des couilles en or avec des poils en uranium en vendant nos culottes sales. Je trouve ça dégoûtant, pas les culottes, mais d’essayer de tirer un maximum d’argent de nos fans. Même si ce sont des pinceurs de cul. Lian nous dit :
— Expliquez tout à ces gentils Messieurs.
On reçoit chacune une petite décharge entre les cuisses et pas dans le sens sexuels. Toutes les trois, on se transforme en vendeuses, genre « regardez ma culotte comme elle est belle et elle sent bon », « demandez la ceinture de chasteté toute fraîche »… Enfin, on baratine. Ils ont l’air ravis d’acheter tout ce qu’ils peuvent. Ils ont tous droit à un rapide bisou sur la bouche.
Enfin, ça se termine. C’est Nam-ji qui l’annonce et c’est efficace… Ils s’en vont en nous envoyant des baisers. On se retrouve à cinq : nous, Lian et Nam-ji… Plus la fée électricité toujours prête à nous envoyer un éclair dans la chatte. Nam-ji me fait remarquer :
— Tu t’es bien fait remarquer dans la petite salle à manger du restaurant.
Qu’est-ce que j’ai encore fait... Je mets déjà la main sur ma chatte. Il poursuit :
— Qu’est-ce que tu avais besoin de chanter pour ces gosses ?
— Mais Monsieur, ils m’ont reconnue et...
Il me coupe :
— Tu as dit « mais » ?
Je prends ma chatte à deux mains, en disant :
— Pardon Monsieur.
J’attends en serrant les fesses, « mais » est un mot interdit, comme sale enfoiré de connard ! Il poursuit :
— Résultat, tu vas passer l’après-midi de demain chez un des enfants. Mais aujourd’hui, votre prestation était bien et la vente aussi. Vous avez quartier libre…
On se regarde, n’en croyant pas nos oreilles. Lian ajoute :
— Mais on vous localise précisément et on peut vous faire sauter, comme vous savez.
Pas de risque qu’on l’oublie. Lian nous dit :
— Changez-vous et...
Elle nous montre la porte du doigt. On se change et on sort, toutes les trois surprise d’être libres. Des fans attendent dehors. On fait encore quelques selfies, puis Kawaii demande :
— Qui a une voiture ?
Un pinceur de cul lève le doigt. Kawaii lui dit :
— Tu nous déposes ?
— Oh oui, avec plaisir…

À suivre.

Merci à Bruce Morgan pour le super dessin.

Nos livres sont ici :
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