59 - Un village de vacances.

 Le lendemain matin, on va au réfectoire « servantes » pour prendre le petit déjeuner… On se demande toutes ce qui va nous arriver. On parle un peu et puis Afia arrive. On se lève pour la saluer, elle nous dit :
— Vous allez être assignées à un bungalow et vous obéirez à vos nouveaux maîtres. On va vous donner un numéro, c’est celui du bungalow dont vous devez vous occuper. Vous serez à la disposition des invités, y compris sexuellement, bien entendu. 
Putes de vacances, quoi. À tour de rôle, nous allons chercher une clé avec un numéro. Elle ajoute :
— Allez dans votre bungalow et vérifiez que tout est impeccable. Vos maîtres vont arriver. Allons-y !
On part à la recherche de notre bungalow. J’ai le 17. Dès que je le trouve, j’entre. Il y a un petit living, deux chambres, une kitchenette, une douche. Sur un fauteuil, il y a des vêtements et un mot écrit en grand sur une feuille « Mets cet uniforme ». Pas de surprise, c’est une tenue de servante, un peu chiffonnée. Pute et servante de vacances. Je la mets. 
Tout est propre, je vais sur la petite terrasse devant le bungalow… Je vois arriver « mes » maîtres. Lui est un homme d’une cinquantaine d’années, grand, costaud, l’air coriace. Il est vêtu d’un costume blanc. Il est accompagné de Miss Monde… quasi. Une grande brune mince mais avec des beaux seins et des fesses rondes, une taille mince, des longues jambes… mon rêve. Elle a des grands yeux et un petit nez. Tiens, elle sent la transpiration, c’est surprenant pour une fille qui a l’air soignée.
Ayant été bien dressée au Japon, je me plie en deux en disant :
— Bienvenue Madame, Monsieur.
Pas de réponse. Ah si, l’homme claque des doigts dans ma direction. J’interprète ça comme « Suivez-nous, jolie demoiselle ». Ils entrent dans le bungalow. L’homme s’assied dans un fauteuil en soupirant. Il me dit :
— Whisky.
Quoi, whisky ? Je réponds :
— Oui Monsieur.
Je vais voir dans la cuisine et, dans une armoire, je trouve une bouteille de whisky. J’enlève la protection en aluminium et le bouchon, je la mets sur un plateau avec deux verres et j’amène le tout dans le living. Oh ! Miss Monde est nue, assise dans un fauteuil d’osier et elle a même mis une jambe sur un des accoudoirs. Sa chatte s’étale aussi obscènement qu’une moule échouée sur une plage en plein été et que le soleil a forcée à s’ouvrir ! Elle me dit :
— Et moi ?
— Vous ne buvez pas de whisky, Mademoiselle ?
— Est-ce que j’ai une tête à boire du whisky, stupide bonniche ?
— Euh… non… Mademoiselle
— Margarita et vite.
Oui mais où, quand, comment ? Je sors du bungalow et je cours vers la grande maison de bois. C’est un des cafés-restaurants du site. Je vais m’incliner devant une serveuse et je lui dis :
— Pardon Mademoiselle, ma nouvelle maîtresse veut une margarita et elle n’a pas l’air commode. 
— Quel bungalow ?
— Dix-sept, Mademoiselle.
— Ah, je vois. Ils sont passés par ici. Ce sont des VIP (encore !). Je te prépare ça.
Ça prend un moment, mais elle revient avec une petite cruche de margarita, un bol de glace pilée et un verre sur un plateau. Je la remercie et je cours jusqu’au bungalow avec le plateau. Miss Monde est toujours dans la même position, le mollusque à l’air. Elle me demande :
— Tu es allée visiter le village ?
Se justifier serait peine perdue. Je mets le mélange dans un verre et je le lui tends sur le plateau. Elle vide son verre et me le tend en disant :
— Encore. 
Je la sers… Elle boit et je la ressers. Quelle descente ! Quand elle a vidé la moitié du troisième, elle me dit :
— Déshabille-toi.
Quand je suis nue, elle montre le sol devant elle, en disant :
— Couche-toi par terre, sur le dos. 
Je me couche, mais elle crie :
— Plus près de moi, idiote !
Quand je suis allongée transversalement, selon ses exigences, elle bouge. Son mollusque se referme et elle pose un pied sur mes seins et l’autre sur mon visage, sans délicatesse. Même Miss Monde peut avoir une odeur forte quand il fait chaud et qu’elle ne s’est pas lavé les pieds. Je gémis quand elle frotte mon visage avec sa plante de pied. Décidément, hier soir, c’était les pieds d’Afia… Elles ont toutes la même façon de nous montrer où est notre place. Elle me demande :
— Tu aimes l’odeur de ta Maîtresse ?
Je bredouille :
— Oui Maîtresse.  
Ah ! Son téléphone sonne. Elle décroche et écoute un moment, puis répond :
— J’me fais chier aussi. J’arrive.
Elle s’étire et ses pieds s’enfoncent bien dans ma chair ! Puis elle se lève et crie :
— Ralfie, je vais faire un tour dans le village avec la bonne.
— D’accord.
On sort de la cabane. Dehors, une jolie femme en tout petit bikini sort de l'habitation voisine. Elle rit en voyant ma Maîtresse nue et lui dit :
— Lena, j’adore ta tenue.
— Moi aussi.
Elles s’embrassent sur la bouche. La femme lui dit :
— Saul est occupé de s’envoyer la bonne et je m’emmerde, il paraît qu’il y a quelque chose à voir sur la plage.
On traverse le village jusqu’à la plage. Il y a pas mal de gens maintenant. Plusieurs femmes sont nues, leurs servantes aussi. Il y a quelques hommes plutôt âgés en maillot. Toutes les personnes regardent Lena. Certains la connaissent. On arrive sur une petite place en bordure du lac. Oh ! Il y a des piloris et deux filles y sont attachées. 



Elles sont pliées en deux, d’un côté leurs têtes, avec leurs mains qui dépassent des ouvertures, et de l’autre côté, le reste du corps. Lena demande à un homme qui doit être un garde :
— Qu’est-ce qu’elles ont fait ?
Il regarde son collier qui a sans doute quelque chose de spécial, car il répond avec déférence :
— Elles ont déplu à leurs Maîtres, Madame.
— Elles vont être fouettées ?
— Oui, quand tout le monde sera là
— Mettez ma servante avec elles. Elle a… essayé de s’enfuir.
C’est absolument faux. Je regarde le garde avec des yeux suppliants. Il a bien compris que ce n’était pas vrai, mais ça ne change rien. Il me prend par le poignet pour m’amener devant un pilori vide. Je dois me plier en deux pour placer mon cou et mes poignets dans les trous puis il referme la partie supérieure. Je suis penchée en avant la tête vers le bas, le cul en l’air, de l’autre côté. Je gémis :
— J’ai rien fait…
Tout le monde s’en fout. Deux autres gardes arrivent avec des fouets. Je les reconnais... Pas les gardes, les fouets. Ils commencent à nous corriger, mais à quelques secondes d’intervalle chacune. On crie toutes, mais ça fait comme un cri continu. Les spectateurs applaudissent la façon de fouetter des gardes. Ça fait trop mal et c’est trop injuste ! Le fouet claque sur mes fesses, mes cuisses, mes mollets. Enfin, quand on doit avoir le cul et les jambes aussi rouges que le drapeau japonais et que les trois derniers cris se sont succédé, les gardes s’arrêtent. 
Ils nous détachent et on va toutes les trois nous mettre à genoux aux pieds de notre maître ou de notre maîtresse…
Lena discute avec une autre femme qui a un collier, sans même me regarder. Si je pouvais lui voler son collier la nuit, ça me donnerait la possibilité de m’enfuir. Qui sait, ça arrivera peut-être. 
C’est la toute fin d’après midi, ils vont manger dans un des restaurants. On se retrouve à une dizaine de filles à attendre pendant que nos maîtres s’empiffrent. Une serveuse vient nous donner des restes qu’elle jette par terre. On partage équitablement et on mange. Il y a un robinet où on peut boire. On reçoit même des fruits plus très frais comme dessert. On discute entre filles koïs… Une métisse nous dit tout bas :
— Il y a un truc pas normal ici, les filles.
L'une de nous lui demande :
— Tu as entendu quelque chose ?
— Seulement deux hommes qui discutaient. L’un d’eux disait : « Ça va être une grosse surprise. » Ensuite, ils ont ri. Les filles, je sens qu’il va se passer quelque chose et que ça ne va pas être trop mauvais pour nous.
On continue à parler, à imaginer des choses… des évasions. Une fille caresse mes jambes couvertes de marques rouges. Le moindre geste un peu attentionné, je craque et je me colle à elle. La nuit tombe. Il fait chaud, mais on se serre quand même les unes contre les autres…
Mes maîtres sortent enfin. Lena a bien picolé. Son Ralfie la soutient. Il me dit :
— Aide-moi.
— Oui maître.
On va dans la cabane. Lena s’écroule sur son lit et s’endort en ronflant… Elle est beaucoup moins séduisante comme ça. Ralfie se couche à côté d’elle. Moi je vais faire pipi dehors, je bois un peu et je trouve un matelas sur lequel je m’endors très vite, malgré mes fesses douloureuses.
***
Ce matin, je suis réveillée pas des cris de femmes. Je vais vite à la fenêtre et là, je vois des gardes courir derrière des filles. C’est un jeu ? Pas sûr, parce que j’en vois un qui attrape une fille « à collier » Je vais dans la chambre, Lena se réveille… Ralfie est assis sur le lit, il me demande :
— Qu’est-ce qui se passe ?
— Des gardes attrapent les servantes… et même les femmes qui ont un collier.
Je vois apparaître l’ombre d’un sourire sur son visage, mais j’ai peut-être rêvé. Lena gémit : 
— Putain de merde, quel mal de crâne, fallait m’empêcher de boire, ducon.
Ducon répond :
— C’est difficile quand tu as décidé de le faire.
— Et ces cris, c’est quoi, bordel ?
Elle me regarde :
— Va leur dire d’arrêter de crier, petite conne. 
Comme je ne bouge pas assez vite, elle crie :
— Je vais te faire fouetter sur la chatte, espèce de saloperie de chienne de...
Elle ne continue pas sa litanie, car la porte du bungalow s’ouvre avec fracas. Deux gardes entrent dans la pièce… Du doigt, un des deux me fait signe de venir. J’obéis aussitôt, j’ai assez appris à mes dépens qu’il ne fallait jamais traîner. L’autre s’approche de Lena et tire brutalement sur le drap qui la recouvre. Elle hurle :
— Vous êtes fou ! J’ai un collier ! Ne me touchez pas ou je vous ferai fouetter. 
Ça fait rire l’homme qui est devant elle. Il l’attrape par la taille et la charge sur son épaule comme un sac de patates qui hurlerait des insultes et des menaces. Pour la faire taire, il lui envoie une série de claques sur les fesses… Oh mon Dieu, j’adore le bruit des claques quand c'est sur son derrière.
On sort Lena, hurlante sur l’épaule d’un garde, tandis que moi, je suis gentiment à côté de l’autre. Il sait que je vais lui obéir. Ralfie a disparu.
À suivre.
Un grand merci à Bruce Morgan, pour le super dessin.
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