Lizy - 13 - La vie à bord.


Il y a une dizaine d’officiers et de sous-officiers. Le capitaine me dit : 
— Tu es toute jeune toi ?
— Oui Monsieur, j’ai 18 ans.
— Tourne-toi…
Quand je suis de dos, il vient me caresser les fesses en disant :
— Tu es vraiment jolie… On a acheté une dizaine de filles au marché aux esclaves de Sao Tomé… Elles sont Noires, tu ferais bien dans le lot. 
Il se tourne vers un sous-officier et lui dit :
— Conduis-la au chef Highton. Il en fera ce qu’il veut mais, je veux qu’elle serve dans la grande salle à manger et le soir au fumoir.
Grands sourires de tous les hommes. Le sous-officier répond :
— Oui mon Capitaine.
On prend une série de couloirs et d’escaliers, jusqu’à une pièce qui doit donner sur les cuisines à entendre le bruit et sentir les odeurs.  Il y a un gros homme et dix jeunes Africaines noires en uniformes de servante. Elles se lèvent quand le sous-officier entre. Il s’adresse à l’homme :
— Qu’est-ce que tu dirais de mettre un peu de blanc dans ton personnel ?
Ils rient tous les deux. 
— Le Capitaine aimerait qu’elle serve avec tes filles dans la grande salle à manger et surtout le soir au fumoir… Elle peut aussi nettoyer les cabines de 1ère classe.
— Merci mon lieutenant, elle est mignonne.
— Amuse-toi bien.
Le sous-officier s’en va et l’homme me demande :
— Comment, tu t’appelles, petite ?
— Lizy, Monsieur.
— Bienvenue Lizy. Je suis le second maître Heighton,  le chef du personnel de la 1ère classe. Tu m’appelleras, chef. 
— Oui, chef.
— On a acheté ces filles à Sao Tomè. Elles sont bien au courant, tu feras ce qu’elles te disent.
Les servantes sont jeunes et jolies… Tant qu’à faire, ils ont acheté des jolies esclaves, mais elles sont noires comme une nuit sans lune alors que moi je suis aussi pâle que… la neige, à côté d’elles.
Le chef me dit :
— Les filles ont des noms tellement compliqués que je les ai appelée One, Two, Three, Four, Five, Six, Seven, Eight, Nine, Ten.
— Oui, Monsieur… euh… chef.
Je me réveille et je suis dans mon lit à Madras et ce n’est qu’un mauvais rêve... ou pas. La fille qui s'appelle One me donne un uniforme en disant :
— Mets ça.
Je me déshabille. Après le capitaine et ses hommes, je suis nue devant un gros Anglais et dix Africaines… et ce n’est pas un rêve ! Les filles viennent me toucher les seins et les poils du pubis. J’ai l’air de beaucoup les amuser. Quand elles ont fini, je mets l’uniforme. Il s’agit d’une robe noire avec un petit col et des poignets blancs, un grand tablier et une petite coiffe en dentelle. Le chef me dit :
— Les filles n’ont pas l’habitude des chaussures, tu seras pieds nus aussi… De toute façon, on est plus stable quand on est pieds nus sur un bateau.  Bon… qui veut la mettre au courant ? 
Je dois enlever mes chaussures et je prends mon air de servante battue. Oh ! Je n’ai pas de mal à le faire. Une des filles dit :
— Moi je veux bien, maître
— D’accord. Lizy, tu obéiras à Five.
— Oui, chef
Five me dit :
— Tu verras ce n’est pas difficile… Tu es pucelle ? 
— Non, Mademoiselle.
— Tant mieux, parce que le soir au fumoir les hommes sont… très entreprenants.
Ça fait rire les autres filles. One ajoute :
— Tu sais, le chef est gentil avec nous et on le remercie, comme une fille  peut remercier un homme. Tu vois ce que je veux dire ?
— Oui, Mademoiselle.
— Bien, va le remercier.
Le chef regarde ailleurs, genre je ne sais pas ce qui se passe. J’ouvre la bouche et je fais un signe avec l’index. One hoche la tête. Oui, j’avais bien compris…  Alors je relève ma jupe et je me glisse sous la table… Le chef regardait ailleurs, mais il a déjà sorti son sexe. Sucer une bite, j’ai appris à le faire depuis que je suis mariée. Les filles retirent des chaises et elles se penchent pour me regarder faire.


Elles s’amusent de mon… humilité. Je n’ai pas le choix : elles sont 10 et plutôt musclées, moi, je suis seule et mince. Et, surtout, elles sont Noires, je suis Blanche. Alors, soit elles m’acceptent, soit la nuit elles me bâillonnent et elles me balancent à la mer. Je prends le sexe du chef en main et je tire sur la peau pour dégager le gland. Il est presque propre, il doit se faire sucer tous les jours par une de ses filles. Ma tête va et vient sur son sexe. Une fille lui demande :
— Comment ça suce une Blanche, chef ?
— Presque aussi bien qu’une Noire.
Elles rient toutes… C’est vraiment très détendu ici… Bon, le chef grogne un peu et me caresse la tête… Il va jouir… Là, vas-y… j’avale tout… Voilà… Ah ! Elle est à des milliers de miles, la Comtesse. Je me remets debout. Les filles sont toutes autour de moi, belles mais si noires, je veux dire par rapport à moi. One lève sa robe et j’ai sous les yeux les poils frisés de sa chatte. Pas besoin de me faire un signe, je me mets à genoux et j’embrasse son sexe avec passion. Oui, à cause du bain de minuit, mais pas que ça, entre la bite du chef pas très propre et la chatte de One, je n’hésite pas une seconde, son odeur me plaît. Elle me dit : 
— Tu es acceptée parmi nous, petite Lizy, toute Blanche que tu sois. On va boire le verre de bienvenue, chef ?
— Oui bien sûr.
Les filles me regardent en souriant et moi je… me mets à pleurer. Je bafouille :
— Je n’ai pas... l’habitude... qu’on soit gentil avec moi.
Le chef me demande :
— Ta maîtresse te mène la vie dure ?
— Ouiiiiii. Elle est très sévère…. Elle me punit pour un rien et parfois elle me fouette.
Les filles me disent la même chose que le sous-officier :
— Ici on n’est pas fouettées, au pire on reçoit une fessée, si un voyageur se plaint ou si ça l’amuse.
Deux filles prennent des verres et elles les remplissent en versant le liquide qui se trouve dans une carafe. Le chef dit :
 À la santé de Lizy et à la vôtres, les filles.
Les filles répondent :
— Cheerio, chef.
On boit… c’est un breuvage doux et alcoolisé, c’est bon. Le chef me dit :
— C’est calme maintenant, mais dès que tous les voyageurs seront à bord, il faudra les servir… Enfin, ceux de 1ère classe. Les autres ont les mousses. Tu feras tout avec Five. 
— Oui, chef.
En fait, on attend qu’on nous appelle. Toutes les filles ne parlent qu’en anglais. Il leur est interdit d'utiliser leur dialecte. Je reconnais One, la chef du groupe et aussi Five. Les autres, je ne le différencie pas encore. Une des filles demande au chef :
— Elle viendra dans le fumoir, chef ?
— Bien sûr… Tu as vu à quelle vitesse elle est venue… me saluer.
Une sirène retentit trois fois et le bateau se met à bouger. D’abord lentement puis plus rapidement. One dit :
— C’est un vent moyen… Tu as le mal de mer Lizy ?
— Je ne sais pas, Mademoiselle.
— Tu n’as jamais pris le bateau ?
— Non… euh… je suis née ici.
À ce moment, un mousse vient dire :
— Chef, le lieutenant demande des filles dans le salon.
J’y vais avec Five et une autre fille. Pourvu que Madame Streng ne soit pas là. On va dans le luxueux salon des premières classes. Madame Streng n’y est pas. Il y a environ six hommes et deux couples. Ils sont assis dans des fauteuils et des divans. En nous voyant arriver, une belle femme d’une quarantaine d’années dit :
— Oh ! On dirait un dessert au chocolat et vanille.
Ça faire rire tout le monde. Je prends la main de Five. J’ai peur de ces gens riches, bêtement, car ils se contentent de nous demander des boissons. Les hommes boivent du whisky, les deux femmes du porto. On tangue un peu. Five me montre comment tenir le plateau et les verres, pour ne pas renverser.
On sera de service pendant deux heures, à apporter une chose ou l’autre. Un homme me demande :
— On t’a aussi achetée ?
— Non, Monsieur. Ma patronne n’est pas en première classe, alors elle me fait travailler ici.
— On ne s’en plaint pas, tu es mignonne.
Je jette un coup d’œil à Five pour voir si elle ne prend pas mal, le fait qu’on me fasse un compliment. Non, elle me sourit. En fin d’après midi, on retourne chez le chef. Five dit :
— Elle sait servir, chef.
— Parfait. Pour le fumoir, explique-lui, One.
Elle me dit : 
— Le fumoir, il n’y a que des hommes en principe. Ils fument des cigares et boivent de l’alcool. On les sert nues. Et on fait ce qu’ils demandent… Tu vois ce que je veux dire ? 
— Oui Mademoiselle.
Le chef ajoute :
— Five, montre-lui le bateau… Mais soyez ici à 7 h pour le repas.
On passe dans la cuisine, la grande pièce qui se trouve à côté du local des servantes pour les premières classes. Je retrouve un peu l’ambiance de notre cuisine en plus petit. Sauf qu’il y a un cuisinier et que les servantes sont des jeunes gens occupés à préparer les repas. On fait une révérence devant l’homme. Five lui dit :
— C’est Lizy, la nouvelle servante, chef.
Le chef répond :
— Une Blanche ! C’est amusant… Jeremy, apporte la grande boîte jaune.

À suivre.

Un grand merci à Bruce Morgan pour le super dessin.

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