Lizy - 39 Jojo.

 Quand on se réveille le lendemain, je repense à René, le père de Florence qui a dit que j’étais « l’actrice principale », ainsi qu’à l’oncle et à la nièce qui m’ont fait beaucoup de compliments, eux aussi. Je dis à Maguy :
— Je ne prends pas le pot de chambre, je vais parler avec... avec Florence.
Elle répond :
— Mauvaise idée.
M’en fous ! Je toque et j’entre dans la chambre de Florence. Elle me dit :
— Le pot est là.
— Je viens justement pour ça ! Votre père a dit que j’étais l’actrice principale et…
Elle me coupe :
— Va demander à Madame Joséphine de te donner 10 coups sur les fesses avec Jojo.
— Mais…
— Pas 10, mais 15. Tu veux continuer ?
— Nooon Mademoiselle, j’y vais tout de suite.
J’ai les larmes aux yeux de… déception et… de trouille. Si je m’enfuis, qu’est-ce qui va m’arriver… Je rêve d’un riche client qui me prendrait comme maîtresse. À la rue, je serais à la merci des souteneurs et ce serait pire…
J’arrive dans la cuisine et je fais une révérence à Madame Joséphine en disant :
— Je suis puniiiie… Madame.
Elle répond simplement :
— Combien ?
— Quinze… Madame.
— Un peu d’exercice ne me fera pas de mal. Va chercher Jojo.
Margaux et Angèle se rapprochent de nous en souriant. Je vais décrocher Jojo et je le lui tends. Elle tape sur ses cuisses en disant :
— Trousse-toi et viens te mettre sur mes cuisses, tu connais sûrement la position. Allez hop !
Je relève ma jupe et je me couche sur ses cuisses en gémissant déjà. Elle bloque mes jambes avec une des siennes et elle me prend par le poignet droit pour bloquer mon bras sur mes reins. Elle dit :
— Jojo, je te présente le cul de Lizy. Lizy, voici Jojo !
— AAAAAÏÏÏEEEE !



Jojo a claqué sur mes fesses et les lanières m’ont pincé les fesses et le haut des cuisses. 
— AAAAAÏÏÏEEEE !
Quinze fois en tout, les lanières de Jojo me mettent les fesses et le haut des cuisses en feu. Elle frappe très vite. Au quinzième coup, elle me remet sur mes pieds et dit :
— Pots de chambre, vite !
— Ouiiiii… Ma... dame.
Je sors en pleurant et je vais dans la chambre de Florence. Je toque et j’entre. 
— Je peux prendre le pot de chambre, Mademoiselle ?
— Bien sûr.
Je les descends tous et je mets le contenu dans deux seaux que je vais jeter dans la Seine. Tout ça avec les fesses en feu et en pleurant. Une voisine me dit :
— C’est Jojo ?
— Oui, Madame… sniiiifff...
Quand j’ai terminé la corvée, Madame Joséphine me dit :
— Monte, Mademoiselle veut te parler.
Je ne veux plus jamais la voir de ma vie… sauf que je vais dans la salle manger et je fais une révérence. Elle me dit :
— À voir tes yeux rouges, tu n’as pas aimé Jojo.
— Noon Mademoiselle.
— Montre tes fesses.
Je me retourne et relève ma jupe, penchée en avant. Tout le monde est là et il y a quelques commentaires, genre « Oh les belles tomates ! »
Florence me dit :
— Tu as quelque chose à me dire.
— Pardon de… de…
— Non, tu as parlé à Zoé d’une idée. J’espère que c’est quelque chose d’intelligent.
— Je ne crois pas que...
— Dis-le.
Je dis très vite :
— Euh... j’ai pensé que… les clients pourraient aimer participer aux tableaux vivants. Il y a des hommes qui aiment voir leur femme baisée par un homme. On peut l’imaginer caché dans un placard tandis que sa femme s’envoie en l’air. Un client pourrait aimer jouer les précepteurs sévères avec Mademoiselle Florence et…
Elle me coupe :
— Ou avec toi.
Voilà, ça me retombe dessus. Je réponds :
— Pardon, je pensais juste que...
— Arrête de jouer les victimes, je trouve que c’est une bonne idée.
Elle regarde son père et lui dit
— Comment on n’y a pas pensé plus tôt ?
— Il y a peu de temps qu’on s’est rendu compte que les tableaux vivants pouvaient…
— Oui, on a compris.
Il faut qu’il fasse gaffe, le père, sinon il pourrait bien aussi passer un mauvais moment avec Jojo. Florence me dit :
— Tu me parleras de tes idées cet après-midi, mais…
Elle réfléchit... mais quoi ??
— Tu devras toujours obéir à Madame Joséphine et aux servantes, parce que ça me plaît, mais…
Un autre blanc… Mais quoi ? Putain !
— Mais tu n’es plus de corvée pots de chambre. Ça dégoûterait les clients si ça venait à se savoir.
— Merci Mademoiselle.
Ce n’est pas pour moi qu’elle fait ça, mais pour ma… « réputation » ! Ce n’est pas fini, elle ajoute :
— Trouve de bonnes idées, sinon… Jojo.
Ça fait rire tout le monde, sauf moi… Elle termine la conversation par :
— Allez, file à la cuisine, il y a sûrement des corvées qui t’attendent.
Je fais une révérence et, en pensée, je quitte Paris pour aller à la Pointe aux Oies. S’il n’y avait pas eu ce Comte et son droit de cuissage qui n’existe certainement plus, je serais toujours là… Je descends à la cuisine. J’ai peur que les servantes me fassent la gueule. Je leur dis :
— Je n’ai rien demandé, c’est Mademoiselle Florence qui m’a dit d’arrêter pour que les clients ne l’apprennent pas. 
Maguy répond :
— On s’en fout de faire ça Lizy. Ce qui nous plaît, c’est que tu doives toujours nous obéir. D’ailleurs tu as oublié de nous faire une révérence en arrivant. Sors et recommence.
Bon, si ça les amuse, une révérence, ça ne fait pas de mal. Je recommence mon entrée : je toque à la porte, j’entre et je fais une révérence à toutes les trois. Je dis à Madame Joséphine :
— Est-ce que je peux déjeuner, s’il vous plaît Madame ?
— Oui, tu sais où tout se trouve.
— Merci Madame.
Je déjeune. Quand j’ai fini, Maguy me dit :
— Tu ranges et tu fais les lits.
— Oui Mademoiselle.
Je passe deux heures à « faire » les chambres. En fin de matinée, les servantes viennent vérifier mon travail, ce ne serait pas aussi « Le monde à l’envers », ça ? Elles s’amusent à me faire refaire une chose ou l’autre. Bah, c’est pas grave. N’importe quoi du moment que j’échappe à Jojo et aux pots de chambre, la corvée la plus dégoûtante.
***
L’après-midi, je vais chercher des futurs clients avec Florence. Je ne peux même pas lui faire la gueule… la jeter dans la Seine peut-être ? Elle me dit :
— Ça va les fesses ?
— Elles me font mal à chaque pas, Mademoiselle.
— Donc tu penses à moi à chaque pas, c’est mignon.
Mignon !!! Je réponds :
— Si vous êtes gentille avec moi, je penserai encore plus à vous.
— Non ! Toi, il faut tenir ta laisse très courte ! Aaah, bonjour cher ami...
Un Monsieur riche vient vers nous, il répond :
— Bonjour ma chère Florence. Il paraît que vous avez un petit spectacle tout à fait intéressant.
— Oui, avec la fille qui m’accompagne. Elle n’est pas très souriante parce qu’elle a fait connaissance avec Jojo, ce matin. 
Le Monsieur éclate de rire, puis il me pince la joue en disant :
— Tu n’aimes pas Jojo, ma petite fille ?
— Oh non Monsieur, mes fesses me font mal à chaque pas.
— Je suis sûr que tu n’as pas été sage.
— C’est ce que Mademoiselle Florence a dit.
Florence intervient, elle n’a pas envie que ça dure des heures. Elle lui dit :
— Venez à 8 heures, vous verrez ses fesses signées par Jojo.
Il répond :
— J’y serai… À tout à l’heure.
On est près des ruines du Palais Royal, elle m’entraîne dans un coin, je gémis :
— Je serai souriante…
— Je veux tes idées !
Heureusement, ça, c’est facile :
— Il y a des maris qui aiment voir leurs femmes se faire baiser par deux hommes ou plus… Et puis…
Je lui donne 10 idées de tableaux vivants avec des clients, leurs femmes, nous, leurs filles, si elles ont plus de 18 ans. J’en parlerai en détail lorsque cela se fera. Elle me dit :
— C’est pas mal du tout. Je vois qu’il suffit d’une petite fessée pour que tu aies de bonnes idées.
— Nooon, je vous jure, Mademoiselle, j’ai des idées sans Jojo.
— J’aime te savoir la servante de mes servantes, mais dans la mesure du possible, on évitera Jojo.
— Merci et…
— Demain matin, tu mettras toutes tes idées par écrit et tu feras des petites cartes. On en reparlera.
— Oui Mademoiselle.

À suivre.

Un grand merci à Bruce Morgan, pour le super dessin.

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