548 - 53 Les cannes à sucre.

 Et là, Anna revient sur son cheval. Est-ce qu’elle sait ce que je viens de penser ? Non, je deviens folle !! Elle descend de cheval et dit au chef :
— Je suis occupée de mouiller ma selle, on baise ?
— Avec grand plaisir, ma belle Comtesse, mais ce n’est pas très confortable. 
Elle se met à quatre pattes en bordure du champ et lui dit :
— Monte-moi.
Il lui flatte les fesses en disant :
— Oh ! La belle pouliche.
Eh, oh… On est là ! Il y a des lits pour faire ça. Elle s’en fout. Il se met à genoux derrière elle. Je sais comment il est monté, mais je crois que la comtesse a pris plus de bites dans la chatte que moi. Surtout que les clients que j’ai rencontrés aimaient surtout se faire sucer. Henri dessine fébrilement. Je crois qu’il ne doit pas perdre une goutte de sueur qui luit sur le corps de la Comtesse. Elle se fait baiser comme une chienne, ou une pouliche si le chef préfère. Les deux gardes ont l’air ravis du spectacle et ils arrêtent de nous surveiller. Anna aime, elle le dit, le gémit… À la fin, elle crie :
— Ah oui, je te sens bien… ta queue est si grosse… je vais jouir… Aaaahhhh, ouiiiii… 
Le chef la termine de quelques bons coups de reins, puis il se retire. Elle se met debout, la main en conque sur sa chatte, et elle crie :
— Où est ma femme de chambre ?
Je réponds en levant la main :
— Je suis ici, Madame.
— Rapplique ici en vitesse !
D’accord, je cours sur le champ pour aller près d’elle. Elle me dit :
— Couche-toi sur le dos, il faut vraiment tout te dire.
Elle s’accroupit, la chatte à hauteur de ma bouche. De sa chatte, il émerge… des bulles, ses sécrétions mélangées au sperme du chef. Par trois fois, j’aspire ces trucs dégoûtants ! Je m’apprête à la lécher, quand elle me dit :
— Ouvre bien la bouche et avale.
Oh non ! Elle me pisse dans la bouche… j’avale tout ce que je peux… 



Elle dit au chef :
— Bien dressée ma femme de chambre, non ?
— Oui et elle a l’air d’aimer ça.
NON, je n’aime pas du tout !!
Quand elle a fini, elle frotte sa chatte sur mon visage et se relève. Du coin de l’œil, je vois les filles qui me regardent, amusées. Garces ! Elles auraient fait la même chose. Anna réfléchit, puis dit au chef :
— Quand les filles s’arrêtent pour aller boire, c’est une perte de temps. On va faire autrement. Quand c’est l'heure de les faire boire, ma femme de chambre… euh… 
Elle se tourne vers moi en disant :
— C’est quoi ton nom ?
— Lizy, Madame.
Elle poursuit :
— Lizy passera dans la rangée avec la cruche pour faire boire les filles. Elle pourrait aussi ramasser les plantes arrachées pour en faire un gros tas qu'on brûlera.
Le chef répond :
— Super idée… comment on n'y a pas pensé plus tôt.
Faux cul, va !
Anna remonte sur son cheval et envoie un baiser au chef. Il l’attrape au vol et lui en renvoie un… trop mignon ! Mais pourquoi elle n’a pas pissé dans sa bouche à lui ? À partir de ce moment, j’ai droit au surnom « femme de chambre »… Je ne suis plus dans la rangée, donc plus à côté d’Ariane, hélas. Je passe avec la cruche pour faire boire les filles, ensuite je ramasse toutes les plantes arrachées et je les mets ensemble. Même le chef me dit :
— Eh, femme de chambre, dépêche-toi de tout nettoyer.
Ça fait rire les filles. L’une d'elles ose même me dire :
— Femme de chambre ! J’dois pisser.
Le chef sourit.
En fin de journée, on rentre. Je suis triste et j’ai peur. Il y a une fille qui est plus coriace que les autres et qui s’entend bien avec Ariane. Elle s’appelle Hortense. Elle me dit :
— C’était mignon de te voir avec la comtesse. Alors tu vois, on a décidé que tu serais notre femme de chambre ici aussi.
Je réponds :
— Mais….
Elle me coupe :
— Pas de mais, réponds poliment, comme une femme de chambre.
Surtout ne pas pleurer. Je réponds :
— Oui Mademoiselle.
— Bien. 
Elle dit aux autres :
— Lizy est notre nouvelle femme de chambre.
Les filles sont ravies. Hortense ajoute :
— Va me chercher de l’eau.
Je vais prendre la cruche, elle boit et puis les autres filles m’appellent, genre « femme de chambre, viens ici ». Il commence à faire noir et on n’a pas une seule bougie. Les couples se sont formés et moi je suis seule, alors je dis bêtement :
— Est-ce que je peux dormir avec quelqu’un ?
Une fille vient me prendre par la main. Il fait si noir que je ne vois pas qui c’est. Elle dort avec une autre fille, mais elles m’acceptent. On dort ensemble, en tout bien tout honneur, trop fatiguées pour penser à autre chose.
***
Le lendemain matin, je les vois : il s’agit de Rose et Léa, je les remercie beaucoup. Le groupe n’a pas oublié mes nouvelles fonctions. Plutôt qu’aller pisser, les filles me disent : « Femme de chambre, amène-moi le seau ou la cruche ou viens me mettre mes sandales. »
Heureusement, elles ne me punissent pas et elles ne me font pas faire des choses dégoûtantes. Elle s’amuse simplement à mes dépens. 
Le chef et les deux gardes viennent nous chercher pour aller sur le champ. Ça les amuse, ils m’appellent « femme de chambre », eux aussi.
Dans le champ, les filles doivent égaliser le terrain avec des râteaux en bois. Moi je continue de faire un tas avec les plantes qu’on a arrachées, tout en apportant de l’eau aux filles. Anna ne passe pas et je ne vois pas Ariane.. Henri ne vient pas nous dessiner, non plus.
Le soir, tout se passe de la même façon, les filles me font faire une chose ou l’autre. Je dors heureusement avec les deux filles.
***
Le lendemain, quand on arrive sur le champ, Ariane est là. Je sais, je suis stupide et trop… tout ce qu’on voudra, mais c’est comme si je voyais le Messie. Le chef et les gardes lui parlent. Je n’ose pas aller près d’elle, jusqu’à ce qu’elle me fasse signe de venir. Je cours me blottir contre elle. Je lui dis :
— Tu m’as trop manqué et...
— Plus tard Lizy.
Elle dit aux filles :
— Je vais diriger le travail. On va planter les cannes à sucre, ensuite ce seront des hommes qui s’occuperont de l’irrigation. Je vais vous indiquer l’endroit où vous devrez faire un trou pour planter. 
Elle montre aux filles comment elles devront faire : creuser des rangées de trous à égale distance les uns les autres. Pour ça, elles ont un solide bâton pointu. Elles doivent mettre toutes leurs forces pour l’enfoncer dans le sol. Je pense que les graines de cannes à sucre doivent être très grandes à voir les trous qu’elles doivent faire. Le chef ou un garde ne manque pas de fouetter la fille qui lui semble travailler moins vite. Moi, je bondis dès qu’ils veulent de l’eau. Je vais aussi abreuver les filles.
À midi, on mange et dès qu’on a fini, le travail reprend.
Un des gardes tire une bâche qui se trouve sur le côté du champ. Il découvre un tas de morceaux de bambous… ça doit être des morceaux de cannes à sucre. Anna montre à chacune « l’œil » qui se trouve à environ un tiers de la hauteur. Les filles doivent enfoncer le morceau de cannes à sucre de façon que « l’œil » se trouve juste au-dessus du sol. À la fin de la journée, le champ est planté. Anna m’appelle enfin. Elle me dit :
— Alors, comment ça se passe ?
— Je suis la femme de chambre, toutes les filles m’appellent pour…
Elle me coupe :
— Quelqu’un t’a frappée ?
— Non, mais…
— Arrête. Demain, on change de travail. Ce sont les hommes qui vont se charger de l’irrigation du champ. Nous, on va récolter des cannes à sucre.
La seule chose qui me préoccupe c'est :
— On dormira ensemble ?
— Je pense, oui.
— Je…
Je n’en dis pas plus, car elle m’embrasse sur la bouche, puis elle me dit :
— Tu peux l’annoncer aux filles et aussi que vous dormirez ailleurs. Rejoins le groupe.
On rentre mais pas par le même chemin et après un quart d’heure, on se retrouve devant le même genre d’abris. Il y a six esclaves africaines nues qui attendent devant la porte. On a bien retenu la leçon et on leur fait une révérence. Elle parle entre elles une langue inconnue sur terre, enfin une langue que personne de nous ne comprend. Le chef leur dit :
— Elles doivent vous obéir. Si une ne le fait pas, vous me le direz.
— Oui, merci chef.
Les hommes s’en vont. Une des filles nous dit :
— À poils, les filles.
On enlève nos robes et nos chapeaux. C’est le début de la soirée et un peu d’air frais sur nos corps moites, ça fait vraiment du bien. Elles viennent nous regarder et caresser nos seins et nos fesses. Elles sont particulièrement intéressées par mes poils blonds. Quand elles ont constaté que nous étions faites comme elles, à part la couleur, celle qui doit être leur chef nous dit :
— Vous allez demander très gentiment qu’on vous donne à boire et à manger.
Hortense me dit :
— Lizy, demande !

À suivre.

Un grand merci à Bruce Morgan, pour le super dessin.

Nos 7 livres illustrés sont ici : 
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