556 - 61 Les clients.

 Le lendemain matin, Ariane me coiffe et m’habille. Je lui souris et elle me dit :
— Tu as l’impression d’avoir une femme de chambre ?
— Oui, comme à Madras, mais en plus, c’est une femme de chambre que j’aime.
Elle rit, puis elle me dit :
— Tu sens fort la transpiration. Si tu fais plusieurs clients, on prendra un hôtel où on peut se laver.
Je ne demande pas mieux. On quitte l’hôtel en fin de matinée. On va dans une petite taverne boire un thé et manger des biscuits. Puis, je vais au bureau, c’est-à-dire sur le trottoir. Rapidement, un homme en voiture me fait signe. Je lui demande deux monnaies pour le sucer. Ça se passe comme la veille. Quand je le quitte, je vais donner l’argent à Ariane qui n’est pas loin. Je fais un autre client en voiture, puis un pêcheur qui m’entraîne dans le fond d’une ruelle. Il me paie deux pièces pour le sucer. C’est à genoux, sur le trottoir, que je dois le faire. J’ai vraiment beaucoup de succès, il ne doit pas y avoir beaucoup de gamins blonds dans le coin.
L’après-midi, un homme en voiture. Il veut me sodomiser. Je lui demande trois pièces. Je me mets à genoux sur la banquette en face de lui et j’écarte mes fesses tout en serrant les cuisses, ce n’est pas très facile. De toutes façons, il a tiré les rideaux de son carrosse et il fait sombre. Il n’y a aucune chance qu’il voit que j’ai une chatte et pas un petit... zizi. Il donne des baisers sur mes fesses et il paraît que j’ai un « marvilioso culo » ou un truc du genre.
Je n’ai pas pu me laver, enfin, chacun ses goûts.... Il a une petite bite, elle pénètre dans mon cul comme dans du beurre...
Je gémis de plaisir pour gagner mes trois pièces mais en fait, je ne sens rien. Je lui dirais bien :
— T’es sûr que t’es dedans ?
Il jouit et sort de mon cul rapidement. Il est très content et me paie. Je descends de voiture et je vais donner les pièces à ma Maîtresse. Elle me donne une claque sur les fesses en disant :
— C’est bien mon petit, continue.
C’est la loi des séries, parce que le suivant veut m’enculer aussi. Je commence à lui dire les quelques mots que je connais en espagnol, mais il me dit :
— On peut parler français. Tu me suces et je t’encule. Combien ?
— Cinq pièces, Monsieur.
— Pourquoi es-tu plus cher que les autres ?
Là, je peux parler français et faire une belle phrase :
— Parce que ma bouche est douce et humide et que mon anus est tellement serré qu’il va vous envoyer au 7e ciel.
Il rit et me dit :
— Un gamin qui parle aussi joliment, c’est rare. D’accord.
Je monte et m’installe à genoux entre ses jambes. Je suce son sexe, qui est vraiment beaucoup plus gros que le client précédent. Je vais devoir serrer les dents et bien ouvrir mon anus. Rapidement, il me dit :
— Mets-toi sur la banquette et présente-moi ton petit cul.
Je lui dis :
— Faites doucement, s’il vous plaît, c’est la première fois.
— Tu te fous de moi ?
— Non, je vous jure !
Bon, je mens un peu. Je m’installe à genoux en face de lui et... je tends mon petit cul, pas du tout petit, d’ailleurs ! 
Je lui demande encore de faire doucement. En vrai gentleman, il crache sur mon anus, dans la pénombre de la voiture puisqu’il a aussi tiré les rideaux. Je sens son gland au bon endroit, comme un lapin qui s’apprête à entrer dans son terrier. Son sexe force les parois de mon anus. 
— Ouch !!
Je crie... Mais, apparemment, il est passé sans faire de dégâts. Il me prend par les hanches et s’active en moi. Ça ne me fait pas trop mal, c’est même... plutôt agréable. Je me contracte pour bien serrer son sexe. Il prend mes fesses en main. Heureusement que je les ai pour m’asseoir, celles-là, mais aussi pour plaire aux hommes... Il va et vient lentement tout en me faisant la conversation. Il me dit :
— Comment tu as atterri ici, petit ?
Ouch ! Qu’est-ce que je dois répondre ? N’importe quoi :
— Mes parents travaillaient pour un gros négociant en rhum et...
Il commence à accélérer. J’ajoute :
— Ils sont morts et je suis seul au monde et sans argent...
— Oooouiiiiii..... encooore....
— J’ai faim, alors je suis obligé de sucer des messieurs... et ils veulent tous que je suce leurs sexes tous sales.
Il adore ce que je dis et il fait :
— Oooooooooooooooh !
Ça y est, on va dire qu’il a tout lâché. Son sperme rejoint celui de l’autre client, ça commence à me donner une méchante envie de renvoyer leurs spermes dans la nature. Il se retire et essuie son sexe avec le mouchoir en soie qu’il a sorti de sa poche... J’aime mieux ça que dans ma bouche. Il me donne une claque sur les fesses en disant : 
— C’est pourtant vrai que ton cul m’a envoyé au 7e ciel, petit. Ça vaut bien cinq pièces.
Il me les donne. J’ouvre la porte et je lui dis :
— Mille mercis, ma bouche et mon cul sont à votre disposition quand vous voulez.
Voilà, retour sur le trottoir. J’ai vraiment gagné pas mal d’argent. Tout le sperme qui est en moi me dérange vraiment, c’est comme si je devais... faire mes besoins. Je vais donner l’argent à Ariane. Elle me dit :
— De mieux en mieux, ce soir, on change d’hôtel.
— Je dois... euh... faire la grosse commission.
Ça la fait rire, c’est sûr que c’est bête de dire ça, mais « chier », c’est pas beau. Je trouve heureusement un bout de terrain vague isolé me permettant de m’accroupir sans être vue.
Je fais encore deux clients, il faut juste les sucer. Je dis juste, mais il faut le faire, quand même, des hommes dont on n’a pas envie et qui sont loin d’être appétissants, c’est un « sale » boulot.
Le jour commence à tomber, on va manger. Je suis trop contente, je vais avoir de la langouste dans ma bouche et pas de la bite.
*** 
Deux jours plus tard, on a suffisamment d’argent pour s’acheter des vêtements. Ariane achète une robe style Premier Empire, assez transparente et qui montre largement sa poitrine. Elle m’achète des culottes collantes faites dans un tissu très fin. Je regarde mes fesses dans un petit miroir : on dirait qu’elles sont nues ou peintes. J’ai aussi une chemise avec un petit jabot en dentelle et une veste étroite qui m’arrive à la taille, pour bien dégager ma chute de reins. Kil s’en fout des vêtements, il n’en a pas besoin.
Je suppose qu’on va aller se présenter dans le grand bordel. En fin d’après-midi, on va dans une rue parallèle au port. On s’arrête devant une maison portant une enseigne discrète avec un dessin : un palmier et une fille nue. Ça sent le bordel à plein nez. Ariane tire une chaîne et une cloche retentit. Une fille peu vêtue vient ouvrir. Je traduis tout ce qui se dit en espagnol. D’abord Ariane dit :
— Bonjour Mademoiselle, on voudrait voir le patron de l’établissement.
— Suivez-moi.
On entre dans une petite pièce. Il y a des fauteuils et un canapé. Une jolie brune, peut-être métisse, entre dans la pièce. 




Ariane lui dit :
— Bonjour Madame, nous... venons nous présenter pour travailler pour vous.
La femme répond :
— Je m’appelle Luna et je suis l’épouse du patron. C’est le Señor Lopez et sa sœur, Madame Carmen, qui dirigent cet établissement. Comme vous traînez dans le coin depuis un moment, Madame s’est renseignée à votre sujet. 
Elle regarde Ariane et dit :
— Toi tu es Ariane Clergy, la petite terrorisée à côté de toi, c’est Elizabeth Lightfeather dite Lizy. Vous êtes toutes les deux des prostituées françaises marquées au fer rouge de la fleur de lys sur l’omoplate et la fesse gauche. Vous avez été envoyées en Guadeloupe comme esclaves. Vous vous êtes enfuies avec Thomas Durnant dit Kil. C’est bien ça ?
Ariane est surprise, ça arrive rarement. Elle répond :
— Oui... c’est à peu près ça.
Sauf que moi je suis anglaise, mais bon, ça ne change rien. Luna continue :
— Je vais appeler mon mari.
Elle regarde Ariane... et ajoute :
— Vous le saluez et vous faites ce qu’il vous dit. Il n’est pas facile et sa sœur qui s’occupe des filles, non plus. 
Elle sort de la pièce. Je dis à Ariane :
— On ne reste pas, hein ?
Elle me murmure à l’oreille :
— Il y a des choses que tu ne sais pas... 
Un homme grand et mince arrive. Il a un nez crochu, des petits yeux cruels et il est aussi aussi sympa qu’un serpent venimeux. 
On se plie en deux pour le saluer. Il nous regarde et dit :
— Déshabillez-vous et tournez-vous.
Ariane me dit :
— Allez Lizy !
On se déshabille et on lui montre nos fesses. Il dit :
— Vingt pièces par jour et par fille. Trente pour le costaud.
Ariane répond :
— Je pensais que...
Le serpent lui dit :
— C’est non négociable. C’est grâce à moi que les autorités vous laisseront tranquilles.
Il se tourne vers sa femme et lui dit :
— Amène-les à Carmen.
— Oui, Monsieur.
Elle dit Monsieur à son mari ?? Il sort. Bon débarras. Luna nous dit :
— Je dois vous prévenir que sa sœur, Madame Carmen, n’est pas facile non plus. Elle a le coup de baguette facile. 
Je gémis :
— Même si on n’a rien fait ?
— Elle aime ça... mais elle ne frappe pas fort. Vous allez voir. 
Elle va à la porte et crie :
— Juana !
Une jolie Métisse arrive rapidement. 
— Montre tes marques.
La fille nous montre des traces rouges sur les paumes de ses mains, puis elle lève sa jupe et montre ses mollets, elle a plusieurs traces sur chaque mollet. Luna lui dit :
— C’est tout, tu peux y aller.
— Merci Madame.
Elle nous dit :
— Vous savez... même moi... regardez.
Elle se tourne et elle se trousse complètement. Elle a de nombreuses marques rouges sur les fesses. Elle nous dit :
— Je n’avais pas appelé mon mari « Monsieur » devant des clients. Alors... il a demandé à sa sœur de me corriger. Comme je vous disais, ça fait mal, mais au bout de trois ou quatre jours, il n’y a plus rien.
Nouveau regard à Ariane, mais qu’est-ce qu’elle lui veut ? Je serre la main d’Ariane, elle me dit :
— Rien à voir avec le fouet dans les champs de cannes à sucre.
Luna ajoute :
— En plus de l’argent, vous serez logées et nourries. Je vais vous présenter à... Madame Carmen. Vous l’appellerez Madame... Monsieur Kil, attendez ici, je vous prie.
Kil regarde Ariane qui lui fait « oui » de la tête.

À suivre.

Un grand merci à Bruce Morgan, pour le super dessin.

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