557 - 62 Les serpents.

 On va dans une pièce qui donne sur un joli jardin. Une grosse femme est assise derrière un bureau et elle écrit quelque chose. Elle a le nez crochu et le même air antipathique que son frère. C’est un gros serpent venimeux. Luna lui dit :
— Madame, je...
Sans la regarder, la grosse femme lui dit :
— Tu attends que j’aie fini pour parler. À moins que tes fesses te démangent ? C’est ça ? Tu veux que je m’occupe encore de ton gros derrière ?
— Nooon, pardon...
— TU TE TAIS !
Je ne comprends pas tout, mais ça, je le comprends bien. On attend un bon moment. Quand elle a fini ses comptes elle regarde Lina et lui dit :
— Toi, laisse-nous.
— Oui Madame.
Elle fait une révérence et s’en va. Le serpent femelle et obèse et méchant nous dit :
— C’est une chance que j’ai accepté de m’occuper des filles, parce qu’avec mon idiote de belle-soeur... 
Elle ajoute quelque chose que je ne comprends pas. Elle me regarde et me dit en espagnol :
— Il parait que tu ne parles pas espagnol ?
— J’apprends Madame, je...
— Ici on s’en fout, les clients ne sont intéressés que par ton cul et ta bouche... et tu seras une fille.
— Oui Madame.
— Je ne t’ai pas posé de question. Avec moi, tu ne peux parler que pour répondre à une question ou dire quelque chose d’important, comme « y a le feu ! » 
Elle rit... ouh qu’elle est laide ! Elle ajoute :
— Évidemment, tu ne savais pas que tu ne pouvais pas parler pour ne rien dire. Donc je ne dois pas te punir... mais je vais le faire quand même parce que j’aime ça.
Nouveau rire. Quel monstre, elle va me punir injustement et... elle crie :
— Mains tendues vers moi, paumes vers le haut.
Mais j’ai rien fait ! Pourquoi on est ici ? Je tends les mains.
— Aïïïeee !
Elle a pris sa « baguette » de bois souple et elle me tape alternativement sur une paume puis sur l’autre. Je crie à chaque coup... Elle s’arrête et me dit :
— Tu peux faire la ridicule danse des mains frappées.
Je secoue mes mains, les presse sur mes flancs. Des larmes coulent un peu sur mes joues. Elle dit à Ariane :
— Toi, tu ne ferais pas autant d’histoires pour quelques coups sur les mains ?
Ça, c’est une question. Ariane répond :
— Non Madame.
— Toi, tu ne broncherais pas ?
— J’essaierais, Madame.
— Bon, assez joué...
Jouer ???
— On va vous montrer vos chambres et vous donner des vêtements. 
Elle regarde Ariane et ajoute :
— Appelle une fille.
Ariane ouvre la porte, sort et la referme, puis elle crie :
— Une fille pour Madame, vite !
Elle attend... puis elle fait entrer la fille qui est arrivée et elle et referme la porte. Le serpent a l’air d’apprécier sa façon de faire. Elle lui demande :
— Ça te plairait de t’occuper du bar et des boissons ?
— Oui, beaucoup Madame.
— Tu serais prête à punir les filles qui font une bêtise ?
— Oui Madame.
— Même ton amie ?
— Oui Madame.
Elle lui tend sa badine. Ariane me dit :
— Lizy, présente tes fesses !
Je me retourne, ferme les yeux et serre les dents. Je sais qu’elle va le faire, car...
— Aïïïeeeee.
Cinq fois, elle frappe sur mes fesses et vraiment... Bon, ce n’est pas un fouet !! Je crie chaque fois et je pleure. Mais j’avoue que j’exagère un peu mes cris, elle ne porte pas vraiment le coup. Quand elle s’arrête, le serpent lui siffle :
— Remercie-la, Lizy !
Je me mets à genoux et j’embrasse ses pieds en les mouillant de mes larmes. Le serpent dit :
— Tu me plais, petite pleurnicheuse. Tu vas me remercier aussi. 



Elle relève sa robe jusqu’à la taille et écarte les cuisses. Je vais me mettre à genoux et je lèche sa chatte. Elle me dégoûte et j’ai mal aux fesses, mais je sais qu’Ariane a un plan, j’en suis certaine ! Le serpent dit :
— Putain, elle lèche bien cette petite pute qui pleure pour un rien. Allez, maintenant suce... sinon... tu.... aaahhhhhh...
Elle jouit ! Du jus de serpent, je déteste l’idée et le goût. Je pense à ce genre de bêtises plutôt qu’à mes fesses... Elle dit :
— C’est bon, je vous ai assez vues. 
Elle fait un signe de la main signifiant « du balai ». La fille qu’Ariane a fait entrer est toujours là. Elle nous dit tout bas :
— Venez.
Toutes les trois, on s’incline à 45° et on s’en va loin.... très loin... On monte l’escalier. Ariane me dit :
— Impossible de faire autrement.
— Oui, je sais bien.
Camilla nous dit :
— Elle n’est pas facile, elle tape souvent mais pas trop fort... Comme tu as fait à ton amie.
Ariane lui demande :
— Ici, c’est ce qu’il y a de mieux à La Havane ?
— Oui, elle paie bien... 
On est donc dans le meilleur bordel de La Havane. Tout se passe comme à Londres ou à Paris. Il y a des clients et des putes pour faire ce qu’ils veulent. Le serpent femelle dirige le tout, la baguette à la main. On prend toutes des coups de baguette sur les paumes des mains, les mollets, les cuisses, les fesses et même les plantes de pied. On doit lui présenter la partie qu’elle veut frapper, ensuite la remercier. Elle aime surtout nous humilier... N’empêche, se faire frapper sans raison, c’est dur. J’ai beau faire profil bas et même plus bas que terre devant elle, j’ai régulièrement droit à :
— Il y a longtemps que je ne me suis pas occupée de tes grosses fesses, Lizy. Allez, en position !
Il ne faut surtout pas discuter, alors je lui présente mes fesses le plus vite possible. Je reçois quelques coups, ce qui amuse les clients. Je remercie et voilà... Même sa belle-sœur, la femme du serpent, y passe. C’est surprenant. Ariane s’occupe du bar et elle baise aussi, si quelqu’un la demande.
Kil est généralement assis à une table. Il a une présence qui décourage les clients qui voudraient se battre ou faire les imbéciles. La nuit, je dors avec Ariane.
***
Trois jours et trois nuits se passent comme ça : les clients, les coups de baguette, les nuits avec Ariane. Puis, au matin du quatrième jour, on descend et on voit Mila, la femme du serpent, qui a l’air affolée. Elle nous dit :
— Mon mari et sa sœur ont disparu et ils ont pris tout l’argent que nous avions. Je vais garder les Cubaines et les payer avec l’argent qu’on gagne, mais je ne pourrai pas vous garder.
Ariane répond :
— Je suis désolée pour vous, Madame. Ils avaient des ennuis avec la justice ??
— Je ne sais pas, mais vous savez qu’ils pouvaient être très violents, tous les deux.
Ariane l’embrasse en lui disant :
— Bonne chance, on prie pour toi.
Toutes les filles viennent nous embrasser. Puis... on se retrouve sur le trottoir dans le soleil. Ariane s’étire et dit :
— Ça tombe bien, j’en avais marre de ces gens.
On a nos vieux vêtements... Je me pince ! Non, je ne rêve pas ! Qu’est-ce qui s’est passé ?? On est dans une ville qu’on ne connaît pas et on n’a même pas déjeuné. Je demande à Ariane :
— Qu’est-ce qui se passe ? Tu savais qu’ils allaient partir ? Qu’est-ce qu’on va faire maintenant ?
Elle dit à Kil :
— Tu vois, j’aurais dû prendre la baguette. Trois questions d’un coup ! On va chercher un endroit discret pour que tu lui expliques.
— Noooon... pardon, je ne poserai plus de questions... je... j’ai été tellement...
Elle me propose :
— Stupide ?
— Oui. Je la ferme, je le jure.
On marche en silence jusqu’à un petit café sur le port. Ariane me dit :
— Tu boudes ou tu manges, qu’est-ce que tu préfères ?
— Je ne boude pas, je te jure, je suis juste tellement surprise... et...
Elle hausse les épaules. On va s’installer dans l’établissement. Elle demande à la serveuse :
— Il y a des tartes ?
— Oui, aux fruits.
— D’accord, avec un pot de miel.
La fille regarde nos vêtements pas très propres et dit :
— Il y a un supplément.
Ariane lui donne plusieurs pièces en disant :
— C’est pour les tartes et trois verres de ton meilleur alcool. Tu peux garder la monnaie.
La serveuse ouvre des grands yeux, elle serait prête à lui lécher la chatte à ce prix. Là, je comprends. Enfin, je crois. Ariane me regarde et dit à Kil :
— Je crois que la petite a compris.
Il répond :
— En partie. 
Je dis très vite :
— Je n’ai rien compris, je suis contente de manger des bonnes choses. 
Ariane passe sa main dans mes cheveux comme on ferait à un chien en disant :
— Ne te tracasse, tu es bête mais tu es encore petite. On t’aime bien quand même. 
Ouf ! Les pâtisseries et le pot de miel arrivent. La conversation me rendait mal à l’aise. Je sais que le but est « cherche pas à comprendre ». Je mange la tarte aux fruits avec du miel, c’est trop bon... Et on a même un petit verre d’alcool.
Penser, je peux. Alors, j’imagine qu’il s’agit d’un complot entre Ariane, Kil et Mila, la femme du serpent. Peut-être ou même sûrement avec la complicité des filles qui en avaient assez de se faire punir injustement. Kil a tué les deux serpents et il s’est débarrassé des corps. Ariane et lui ont reçu pas mal d’argent. Bien sûr, je me dis « et la police et les autorités et on va où ? » Ariane me dit :
— Mange et obéis Lizy, c’est tout ce qu’on te demande. Qu’est-ce que je t’avais dit sur le bateau ?
— Que tu... vous auriez toujours besoin d’une femme de chambre, Maîtresse.
— Voilà... sauf que maintenant, tu m’appelles Ariane et tu dis tu.

À suivre.

Un grand merci à Bruce Morgan, pour le super dessin.

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