555 - 60 Lizy, fille ou garçon.

 On sort du magasin avec un paquet de vêtements. Dès qu’on se trouve près d’un endroit désert, on se change rapidement. Ariane met une robe blanche un peu tachée. Kil des culottes et une chemise. Moi aussi... sauf qu’à ma connaissance, je suis une fille. Ariane me met le bonnet sur la tête en disant :
— Tu es un giton.
À voir ma tête, elle comprend que je ne sais pas ce que c’est. Elle m’explique :
— Tu es un jeune homme pauvre cherchant des hommes qui veulent se faire sucer ou parfois le sodomiser pour de l’argent. Un prostitué, quoi. C’est comme ça qu’on gagnera l’argent pour aller dans le premier bordel de La Havane. On commence maintenant. 
Je suis un peu sur le cul, mais qu’est ce que je peux dire ? Dans les ports, il y a toujours des tavernes, des restaurants, des hôtels et des bordels. Ariane me dit :
— Tu es un très beau jeune homme, on va faire de l’argent rapidement.
— J’ai peur.
— Ça ne m’étonne pas ! On ne sera pas loin, je ferai la pute et Kil, mon client.
On va dans le quartier « chaud » de La Havane et c’est vraiment un quartier chaud. Il y a beaucoup de putains de toutes les couleurs, même s’il y a très peu de Blanches. Une fille nous demande : 
— Vous cherchez à vous amuser en famille ?
Ariane répond :
— Mon petit frère voudrait se faire un peu d’argent.
Elle hésite... Elle ajoute :
— Je vous en prie, on n’a vraiment plus rien.
La fille montre une direction du doigt en disant :
— Au bout de cette rue, autour de la place.
— Merci beaucoup.
Tout ça en espagnol. Je dis à Ariane :
— Je comprends un peu mais pas de quoi discuter avec un client.
— Il ne vont pas te demander d’ouvrir la bouche pour parler, mais pour y mettre leur bite.
Gracieux ! Elle ajoute :
— Tu apprendras.
La place dont la fille parlait est loin du Centre. En approchant, je vois des messieurs pas jeunes qui me regardent. Il y aussi des belles voitures qui vont et viennent. Ariane me dit :
— Ce sont les riches qui sont dans ces voitures. S’il y en a un qui te regarde, envoie lui un baiser
Je mets ma bouche en cul de poule et j’envoie un baiser. Ça, c’est facile.
— Ce que tu dois dire, c’est : " Una moneda de plata para chupar, dos monedas para chupar más mi culo." Répète.
Je répète une dizaine de fois. J’ai peur, j’ai envie de faire pipi tellement j’ai peur. Ariane me dit :
— Si on te demande de te sucer la bite, tu dis ou tu fais comprendre par gestes que tu viens de te faire couper le prépuce. Prête ?
NOOOON ! Je réponds par un minuscule :
— Oui...
Ils vont discuter un peu plus loin. C’est vrai qu’ils ont l’air d’une prostituée et son client ou son souteneur.
Je suis complètement perdue sur mon trottoir. Je dois envoyer des baisers mais j’ai surtout envie de pleurer. Une voiture s’arrête à ma hauteur. Le cocher me dit en espagnol :
— Monte ! 
Je ne comprends pas, mais la porte s’ouvre et je monte. Un homme âgé est là. Il a sans doute plus de 70 ans, des cheveux blancs, un monocle et un cigare. Il me parle en espagnol, je réponds :
— Je parle français et anglais, mais je ferai ce que vous voudrez.
— Je parle français aussi. Tu suces bien ?
— Oh oui Monsieur, j’ai une langue de velours.
Je ne sais pas où j’ai été pêcher ça. 
— Tu avales ?
— Oui Monsieur.
— Tu demandes combien ?
— Je ne sais pas, je... c’est la première fois.
Ariane ne m’a pas dit combien je devais demander. Il a l’air surpris mais il me dit :
— Mordille-moi les couilles, puis suce-moi... et si tu avales tout, je te paierai bien.
Je me mets à genoux entre ses jambes qu’il a écartées. 
— Fais ça avec passion et je te paierai le double.
Le double de quoi ? Il extrait son sexe long et mou... Beuh... 
— J’aime votre bite, elle est belle et grande.




N’importe quoi, mais je suis toute intimidée et pas vraiment emballée, c’est peu de le dire. Je couvre son machin mou de baisers.
Je pense qu’Ariane et Kil seront fiers de moi si je rapporte de l’argent. Ariane me dira : « Tu es une championne ! » Je pense à elle et j’embrasse ce qu’il y en dessous de moi comme si c’était les joues, les fesses, les lèvres du haut et du bas d’Ariane. Dans ma tête, elle me dit encore : « Je savais que je pouvais compter sur toi, ma chérie. »
Je fais coulisser la peau du gland, l’odeur est forte, mais je le prends en bouche. Ariane compte sur toi, Lizy. Mon client veut de la passion. Je m’active sur ce vieux gland. 
D’abord, rien ne se passe ! J’ai une idée ! Je relève la tête et je le regarde dans les yeux, puis, du bout de la langue, je lèche son méat. Ça marche ! Le poisson mort se met à frétiller... un peu. Il adore qu’un joli garçon le regarde dans les yeux en le suçant... J’aspire soigneusement son gland qui vient même me chatouil­ler la luette. Je ralentis un peu, je veux qu’il jouisse fort. Qu’il me considère comme un... giton tombé du ciel dans le seul but de le faire jouir... Seigneur, n’y voyez pas de blasphème, je Vous prie. Le Monsieur me caresse la joue. Ses yeux tournent un peu dans leurs orbites. Seigneur, qu’il ne claque pas avant de m’avoir payé ! Il m’entend à nouveau parce que du sperme envahit ma bouche, j’avale tout. Je fais même mieux : avec le pouce et l’index, je passe tout le long de son sexe pour extraire une grosse goutte de sperme. Il a l’air ravi...
À l’époque où j’étais Comtesse, je ne daignais même pas poser mes lèvres sur le sexe d’un homme. Depuis, j’ai avalé des litres de spermes. Le client est très content, il caresse ma tête en disant :
— Tu fais ça très bien. Si tu es là après demain, je te reprends.
— Je serai là Monsieur...
Rien ne se passe... Il a l’air dans la lune. Alors je lui dis :
— Dites... heu... J’ai faim, je voudrais m’acheter à manger.
— Oh bien sûr, mon chéri.
Il puise dans sa poche et il me donne trois pièces en argent. Ce doit être des escudos, je n’ai aucune idée de leur valeur, mais je lui dis :
— Mille mercis, Monsieur,
J’embrasse son sexe avant qu’il ne le remette dans son pantalon. Il me dit :
— À demain. 
— Oui Monsieur, avec plaisir.
Je sors de la voiture, le cocher fait claquer son fouet et la voiture disparaît. Je suis où ? Ah ! Je vois Ariane et Kil arriver vers moi. Ariane me dit :
— Et alors ?
J’ouvre la main et je lui montre les trois pièces. Elle les prend et les regarde, puis elle me dit :
— Pas mal du tout Lizy, c’est le triple du tarif.
Même Kil parle, pour me dire :
— Bravo Lizy.
J’en ai les larmes aux yeux. Je suis trop contente d’avoir bien travaillé, même si j’ai un sale goût en bouche. Je leur dis :
— Il va revenir demain...
— C’est bien... Il commence à faire noir, on va chercher une chambre et aller manger.
L’hôtel où on va, c’est pas un palace, mais on a une chambre avec deux lits. Ariane paie une nuit. Elle demande :
— Vous pouvez nous conseiller un restaurant pas trop cher ?
Il en indique un. En sortant de l’hôtel, Ariane me dit :
— Je vais t’apprendre un minimum d’espagnol.
— Je.. je n’ai pas facile à apprendre
— Il y a un moyen : ça se passe entre tes fesses et la main de Kil.
— Mais... je pensais que vous... tu serais contente de... de...
— De ta passe ?
— Oouiiiii...
— Je suis très contente, mais tu vas apprendre quelques phrases en espagnol.
Je dois être capable de faire ça. Je ne vais pas faire la tête. On trouve un petit restaurant en bordure du port. Il y a quelques matelots et même un homme assez bien habillé. La serveuse est une jeune Caraïbe. Elle nous dit :
— Hoy hay langosta con yuca y torta de azucar de caña.
Je comprends l’espagnol !! Langouste et gâteau au sucre. Je dis à Ariane :
— Je comprends, mais c’est très cher la langouste.
— Ça pullule ici.
Elle commande pour nous trois. Les clients nous regardent, il faut dire qu’Ariane est une très belle fille, Kil un homme viril et moi... un joli jeune homme. 
La fille vient nous servir... Mmmhhh... ça sent bon. Je mange ma langouste un peu salement. Ben oui, difficile de faire autrement. 
Pour terminer, on reçoit une part de gâteau de sucre au sucre, enfin un truc du genre. C’est très bon. Comment peut-on aussi bien manger dans une petite gargote... Je dois manger la tarte au sucre un peu... goulûment, parce que je m’aperçois que les clients me regardent en souriant. Ariane me dit :
— On ne passe pas inaperçus avec toi.
— C’est parce que c’est bon et que...
— Tu avais faim.
— Ouiii...
Un des clients nous demande :
— Vous êtes français ?
C’est bien sûr Ariane qui répond :
— Moi oui, de Paris. Le jeune homme vient des Indes et mon mari aussi. Vous êtes également français ?
— Oui, de Nantes.
Ils parlent du pays. L’homme est gentil. Il nous offre même un petit verre de rhum de Cuba. C'est très bon et surtout, je n’ai pas dû récolter les cannes à sucre pour le faire. L’alcool m’achève et je pose ma tête sur l’épaule d’Ariane. Je somnole... Je n’ai pas été aussi bien depuis... un siècle. Je somnole vraiment, jusqu’à ce que Ariane dise :
— On va aller se coucher, le petit tombe de sommeil.
Quel petit ? Ah oui, moi.

À suivre.

Un grand merci à Bruce Morgan, pour le super dessin.

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