624 - 58 Personne ne veut de nous

 La fille demande :
— Est-ce que je peux dormir avec Yizé, maman ?
— Maintenant que vous avez réussi l’examen et tant que vous travaillez bien, oui. Quant à vos esclaves, vous pouvez en disposer comme vous voulez, les garder avec vous ou les envoyer chez madame Zhi.
La fille nous dit :
— Vous avez entendu ? Si vous êtes très obéissantes, on vous garde dans notre chambre, sinon vous serez punies.
On répond : 
— Oui maîtresse.
— Relevez-vous.
Madame Sheng ajoute : 
— On peut aussi les utiliser dans les hôtels.
Le garçon, Yizé, demande :
— Et pas de corvée pour nous ?
— Non, tant que vous travaillez bien.
Monsieur Sheng, lui dit :
— Mais...
Sa femme le regarde et il se tait. On a compris qui était la patronne ici. Elle dit aux enfants :
— Prenez vos filles et si vous n’en avez pas besoin, envoyez-les chez Madame Zhi, comme on a dit.
Les enfants remercient encore leurs parents et ils les embrassent... sur la bouche... tous les deux. On appartient à des gens pas convenables du tout. Bon, je pense que les adultes font ce qu’ils veulent, mais je suis choquée quand même. Li, la jeune fille, nous dit :
— Suivez-nous.
On monte un étage derrière nos jeunes maître et maîtresse et on va dans une grande chambre. Li dit à son frère :
— Je suis si contente... J’ai tout le temps envie de toi, mon chéri.
— Moi aussi et on ne devra plus le faire en cachette ou lors des soirées des parents.
Ah d’accord, toute la famille pratique l’inceste. Bah, ma famille aussi, quand l’IA a pris le pouvoir. Notre seul tort, c’était d’être riche. Ici, ils doivent être très riches mais leur IA n’en a rien à foutre. J’imagine qu’on est sur le territoire de l’IA noir. 
J’ai réussi le saut en parachute et malgré ça, je suis une esclave avec une marque au cul. Notre IA va venir nous sauver, j’en suis sûre. Je regarde nos nouveaux maîtres, ils se sont déshabillés. Bien sûr, ils sont beaux, sans qu’on puisse voir où ils auraient fait de la chirurgie. 
Elle des petits seins, un beau cul et... une chatte sans un poil. Lui, large d’épaules, des abdos, un beau cul aussi et un sexe qui doit bien faire 20 cm. Ils s’embrassent sur la bouche, puis le frère tète les seins de sa sœur. Elle nous dit :
— Vous deux, allez chez Madame Zhi. 
On s’incline toutes les deux et on sort de la chambre, laissant le frère et la sœur à... leur nuit de noces !
On trouve la cuisine au sous-sol, comme ça se faisait dans les manoirs anglais. Je toque à la porte, une servante habillée en... servante vient ouvrir et dit :
— Madame, les esclaves occidentales sont là.
— Fais-les entrer.
On arrive dans la cuisine et on se met à genoux, le front sur le sol, comme doivent le faire les esclaves. 

On entend des rires. Une voix dit :
— Venez ici, à genoux.
On va à genoux vers la femme plus âgée qui est assise dans un fauteuil. On est toujours nues, enfin, uniquement vêtues de la marque du marchand d’esclaves. Elle nous dit :
— Vous voulez quoi ?
Inès répond :
— Madame nous a dit de venir ici.
— Mettez-vous debout et montrez-nous votre marque.
On se retourne et elle passe le doigt sur nos marques. Les autres servantes viennent voir nos fesses de plus près. Une fille dit :
— Madame, je peux vous dire ce que je pense et ce que nous pensons toutes ?
— Vas-y.
— On a chacune notre travail. Ces filles sont incapables de nettoyer comme nous. Elles vont aussi provoquer des jalousies. 
Madame Zhi dit aux filles :
— En fait, je crois que ça arrangerait Madame.
Elle nous regarde en disant :
— On n’a pas besoin d’Occidentales ici. Retournez chez Madame et remerciez-la pour le cadeau, mais on préfère l’autre.
C’est quoi ça, l’autre ? Je ne comprends rien. On salue et on sort. Un garde nous attend et il nous dit :
— Venez.
      On va dans la grande pièce où se trouve la maîtresse de maison et... je ne sais pas comment l’appeler, lui... Son mari ou plutôt son boy. Oui, mais depuis quand ce sont les femmes qui font la loi ? Ce n’était certainement pas comme ça en Angleterre au 19e siècle. Il est devant elle et il gémit :
— Mais, ma chérie, je...
— Mets-toi devant moi à genoux et ferme les yeux. 
Quand il est en position, sa femme lui envoie une gifle qui claque sur sa joue gauche, puis du revers de la main elle le gifle sur la joue droite. Il pleurniche tandis qu’elle lui donne une dizaine de gifles. Inès et moi, on est toujours à genoux et on se serre l’une contre l’autre, les yeux baissés... Elle nous dit :
— Vous ne pensez pas que c’est comme ça qu’il faut traiter les hommes ?
Sans oser la regarder, on répond :
— Oui Madame
Elle lui dit :
— Tu vas apprendre à m’obéir sans discuter. Six mois à la plage, ça te fera du bien. Mets-toi à poil, vite.
Il fait la grimace, mais il se déshabille rapidement. Quand il est nu, Inès et moi on regarde l’endroit où devrait se trouver son sexe. Il est tout petit, enfermé dans une « chastity device ». L’équivalent de la ceinture de chasteté pour les femmes. Sa femme lui dit :
— File avec les filles, une voiture vous attend tous les trois dehors.
Elle nous regarde et nous dit :
— Là, vous serez utiles. Ah, mon mari n’a rien à vous dire, c’est un esclave comme vous.
On la salue et on suit « Monsieur joues rouges ». Il pleurniche :
— Six mois...
Et il pleure. Inès et moi, on est très étonnées de la façon dont elle le traite. On va derrière la maison et... on monte dans un hélicoptère ! Oh non ! Je me serre contre Inès. C’est un garde androïde qui pilote. On décolle, Inès me dit à l’oreille :
— Les androïdes sont ce qu’il y a de plus sûr.
— Oui, je sais, mais... j’ai peur
Pour penser à autre chose, je dis au garde :
— On peut parler, Maître ? S’il vous plaît.
Il est peut-être flatté que je l’appelle Maître, pour autant qu’on puisse flatter un androïde, car il répond :
— Oui.
Je dis à Monsieur joues rouges :
— Comment votre femme peut-elle vous traiter comme ça ?
Il pousse un profond soupir et répond :
— C’est sa famille qui est riche, pas la mienne. Elle m’a épousé pour mon physique... et pour mon petit sexe. Ça l’amuse... et puis, je ne peux que la lécher. Je l’aime et je supporte tout, à condition qu’elle me reprenne.
L’androïde lui demande :
— Quand as-tu joui pour la dernière fois ?
— Il y a deux ans, Monsieur.
Il pleure encore un petit coup. Oui, je me moque un peu de lui, moi si j’étais un homme... je serais aussi trouillard que je le suis, je pense.
C’est vrai qu’il n’est pas mal du tout à part les joues et les yeux rouges. Il ajoute :
— Il y a aussi une nouvelle façon de vivre qui vient des Corées, c’est le matriarcat. Dans ce pays, l’IA est une femme et elle a décidé que les hommes seraient les esclaves des femmes. Ma femme est en contact étroit avec elle.
Le chauffeur lui demande :
— Vous avez toujours été soumis à votre femme ?
— Oui... même si je ne peux que la lécher, je l’aime. 
Je suis surprise qu’un androïde s’intéresse autant à... un humain. Mais tout change tellement vite maintenant. Je vais le flatter, on va voir si c’est un humain ou pas, je lui dis :
— Monsieur, vous êtes tellement gentil que j’aimerais savoir où on va.
Il rit et répond :
— Je sais pourquoi tu me fais des compliments. On vous envoie au 千趣宫.
Ce qui se dit Qiān qù gōng en chinois simplifié. Je pense, lecteur ou lectrice imaginaire que tu ne parles pas le chinois, cela veut dire « Le Palais des mille délices ». Je lui dis :
— Je crois que ça ne va pas être un délice pour nous ni pour Monsieur joues rouges.
Il rit à nouveau. Je lui dis :
— C’est la première fois que je vois un androïde rire.
— Je suis très perfectionné et je m’intéresse aux humains et même au sexe avec des humaines.
Inès répond :
— Quand vous voulez, Monsieur.
— Merci, mais je suis en couple avec une androïde femelle.
Pourquoi pas, les « sex dolls » ont été créées au départ pour le sexe. Monsieur Zhang, non, je préfère dire Monsieur joues rouges, lui demande :
— Vous savez ce qu’on devra faire, Monsieur ?
— Oui... travailler, obéir, lécher des chattes, des bites et des pieds, se faire enculer dans ton cas. Ce que font les esclaves. Vous devrez obéir et faire tout ce que veulent les clients mais ça, vous avez l’habitude. Si vous n’obéissez pas, vous serez punis mais jamais abîmés. 
Je lui dis :
— Vous n’avez pas envie de nous enlever, Inès et moi, et qu’on aille vivre ailleurs ?
Il rit à nouveau et répond :
— Tu ne te rends pas compte du pouvoir des IA, petite. Bon, on va atterrir.

À suivre

Un grand merci à Bruce Morgan pour le super dessin.

Notre nouveau livre s’appelle : « Lizy, soumise autour du monde », il y a 60 illustrations de Bruce Morgan et vous allez l’adorer. Il est ici :
https://www.lamusardine.com/recherche?s=mia+michael&controller=search






 

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