Lizy - 37 Dans la peau du personnage.

 Ça, c’est facile. Je suis douée pour convaincre les messieurs. N’empêche, un jour, je serai la patronne et je serai du bon côté du fouet ou du bon côté de Jojo.
On se promène le long de la Seine et Florence fait l’article. En l’occurrence, l’article, c’est moi :
— Nouveau tableau vivant, cette jeune fille sera vendue à un couple d’Africains.
Un homme lui demande :
— Des Blancs maquillés ?
— Non, des vrais Africains, vous pourrez frotter leurs peaux : pas de cirage noir.
Ils rient… ouais. Elle aura dû faire marchande de poissons, Florence, elle me vend bien. Je lui demande :
— Si tout se passe bien, je ne devrai plus travailler le matin ?
— Tu es toujours une Comtesse, non ?
— ... Euh... oui Mademoiselle, mon mari a disparu, mais...
— J’adore l’idée qu’une Comtesse vide les pots de chambre. Ce n’est pas ce que tu faisais sur le bateau avec les autres servantes ?
— Si Mademoiselle.
— Ce qui te fait peur, c’est Jojo ou le fouet, mais, tu es née pour être une servante.
Qu’est-ce que je peux répondre ? La pousser dans la Seine ou lui renverser un pot de chambre sur la tête, demain ? Les humiliations, je les accepte tant que je ne suis pas punie physiquement, c’est vrai. Je vais faire ce qu’elle dit, après tout, je l’ai déjà fait à Madras… D’ailleurs, j’ai un plan B, une vraie idée et si ça marche, je ne serai plus dans la merde le matin, car appelons un chat un chat, c’est bien de ça qu’il s’agit. Elle me dit :
— Alors tu viens de penser à t’enfuir ou me jeter dans la Senne ou obéir. C’est bien ça ?
— Presque Mademoiselle. J’ai une idée qui pourrait…
Je n’ai pas le temps de continuer car deux messieurs nous accostent et Florence leur parle du « Monde à l’envers »… Ils sont surpris et intéressés par des maîtres noirs achetant une esclave blanche. Pourtant, des esclaves blanches sont vendues au marché d’Alger depuis des siècles. 
Je dois me retourner pour montrer mes fesses et elle tire aussi sur mon décolleté pour montrer les pointes roses de mes seins. Elle aurait vraiment fait une bonne marchande de poissons !! Elle leur dit aussi : 
— Demain, vous pourrez assister au spectacle.
Ils viendront. On continue à… pêcher des clients. Florence me dit :
— Parle et souris !
— Oui Mademoiselle.
Faut que je me concentre un peu. On rentre quand on a assez « racolé ». Oui, c’est le mot juste. Il y a des clients pour les tableaux vivants. Je vais « au salon » avec les autres filles.
*** 
Le lendemain, Zoé me réveille et me décroche d’elle. C’est vrai que j’ai tendance à me coller à elle. Elle me dit :
— Va à la cuisine, tu as la corvée des pots.
Je mets mon uniforme et descends dans les cuisines. Madame Joséphine et les filles sont déjà occupées à préparer le petit déjeuner. Je leur dis :
— Bonjour.
Madame Joséphine me dit :
— Non Lizy, pour toi, il y a Madame, moi et Mademoiselle pour Angèle et Maguy et tu fais une révérence.
Non mais, ça va pas la tête ??? Elle regarde le mur, je suis son regard et je vois Jojo le martinet ! Aussitôt, je fais trois révérences et j’appelle les servantes Mademoiselle et Joséphine, Madame. Le pire, c’est que je trouve ça presque normal. « Mademoiselle » Maguy me dit : 
— Il y a six chambres plus trois chambres pour les clients, cela fait neufs pots en tout. Alors tu vas les chercher et tu les amènes dans la cour. 
— Oui Mademoiselle
Je vais d’abord dans notre chambre. Zoé est occupée à s’habiller. Je lui dis :
— Je viens chercher le pot de chambre.
— Je sais… attends, je dois y aller.
Elle s’assied sur le pot et... elle me dit :
— Ça ne durera pas… Mmmhhhhh… 
Ça l’amuse... Elle se soulève et ajoute :
— Rince-moi les fesses.
Je prends la carafe et fais couler de l’eau dans la raie de ses fesses. Elle me dit :
— Merci… Si notre tableau marche bien, je parlerai à Florence.
— Merci, c’est très gentil.
Je mets le pot dans le couloir et je vais en chercher un autre. Je les descends deux par deux et je les mets dans la cour. Quand ils sont tous là, je vais dire à Maguy :
— Ils sont dans la cour, Mademoiselle.
— On a convenu avec les voisins de ne pas jeter les eaux usées dans la rue. Alors tu remplis deux seaux et tu vas les jeter dans la Seine. Tu verras où les autres servantes les jettent.
— Oui Mademoiselle.
Je vais dans la cour et je remplis les seaux en faisant attention à ne pas éclabousser mon uniforme. Puis je sors avec mes seaux qui sont vraiment lourds. Je me dirige vers la Seine et heureusement, je croise une servante qui revient avec ses seaux vides. Je lui dis :
— Bonjour, tu pourrais me dire l’endroit où on peut vider les seaux ?
— Là où il y a la grosse touffe d’herbe.
— Merci. 
Je vais jeter le contenu de mes seaux, puis je les rince dans la Seine. Je sais quelle sera la corvée suivante : nettoyer soigneusement les pots de chambre avec l’eau du puits. Quand c’est fait, je vais à la cuisine pour dire à Joséphine :
— J’ai jeté le contenu des seaux et je les ai nettoyés, Madame.
— Bien, va les reporter dans les chambres. Quand c’est fait, tu vas dans la grande salle à manger.
— Madame…
— Quoi ?
— Je n’ai pas déjeuné. 
— Ah oui, c’est vrai… 
Elle me désigne une armoire en disant :
— Il y a du pain, du miel, de la confiture et du café dans la cafetière.
— Merci Madame.
Je déjeune. Il y a beaucoup de bruit qui provient de la salle à manger. Je vais reporter les pots de chambre dans les chambres, puis je rejoins les autres dans la grande salle à manger. Oh ! On a mis tous les meubles d’un côté et des hommes ont fait un plancher d’environ 30 cm de haut. Florence leur dit :
— Voilà la nouvelle servante. Si vous avez besoin de quelque chose, demandez-lui. 
— On peut lui demander… euh… de nous sucer ?
— Si vous faites du bon travail, oui.
Florence me traite comme si j’étais la seule servante et la seule putain ici, alors qu’il y a Angèle et Maguy. On travaille toute la journée. En fin d’après-midi, la scène est installée. Florence les paie, puis elle me dit :
— Tu es le pourboire Lizy, suce ces Messieurs.
Le premier baisse ses chausses et s’assied sur une chaise, la pique dressée. Tout le monde me regarde. Je sais que si je fais des manières, mon cul va faire connaissance avec le sale Jojo. Alors je me jette à l’eau, mais ce n’est pas la Tamise, ni la Seine, ni la mer de Chine la nuit. Je tire la peau du gland du menuisier et je le suce. Il jappe de plaisir… Pfff… Je pense qu’il ne doit pas jouir souvent parce qu’après quelques minutes, il m’envoie dans la bouche assez de sperme que pour repeupler le département ! Les deux autres suivent. J’avale tout, j’ai l’impression que mon ventre est gonflé. Florence me dit : 
— Tu avaleras aussi le sperme de Caleb.
— Oui Mademoiselle.



Qu’est-ce que je pourrais en faire d’autre ? C’est ce qu’on devait faire sur le navire. C’est l’heure du repas… ça tombe bien, j’ai faim, sauf que c’est moi qui fais le service. Je fais la connaissance de Caleb, un beau Noir ami de Zoé. Quand je le sers, il passe la main sous ma jupe en disant :
— Tu as un beau cul, toi. Ça va être bien de jouer ensemble.
— Merci… Je n’ai pas l’habitude de…
Il me coupe :
— … de baiser ?
Je lui souris et réponds : 
— Non, de jouer.
— Je t’aiderai.
Florence lui dit :
— Ne sois pas trop gentil avec elle, sinon tu ne pourras plus la décoller.
Quelle garce, par moment. Bon je reconnais que c’est un peu vrai. Je sers le dessert, un gâteau qui sent le rhum… J’en ai trop envie !
Quand la table est desservie, c’est Angèle qui s’occupe des alcools. Je peux aller manger… Enfin !
Je descends à la cuisine. Joséphine me dit :
— C’est Maguy qui s’occupera de toi, parce que Mademoiselle Zoé va dormir avec son ami.
Oh merde, j’aimais bien dormir avec Zoé… Je n’ai pas encore décrit les servantes. Elles n’ont pas un physique qui convient pour devenir putain. Ce sont des filles de la campagne bien en chair. Maguy est très brune, elle a des cheveux noirs qui bouclent et elle doit être très poilue car elle a un peu de moustache… Oui, c’est spécial. Autant je suis fine et belle, autant elle est épaisse et 
« rustaude ». Ce ne serait pas ça « Le monde à l’envers » ? Ça lui plaît d’avoir une jolie fille comme servante. Je dois lui demander la moindre chose : manger, boire, bouger… respirer ? Elle me donne des restes de leur repas. Heureusement, il y a encore un morceau de gâteau.
Quand j’ai mangé, je dois retourner auprès des « maîtres » qui ont sans arrêt besoin de quelque chose. Enfin, ils vont se coucher. Je vais avec Maguy dans leur chambre. J’ai peur de devoir dormir par terre… Elle utilise le pot, moi aussi. On se déshabille. 
Comme le duvet noir sur sa lèvre supérieure le laissait supposer, elle est très poilue. Quelques poils noirs sur ses tétons et puis une ligne qui descend de son nombril vers sa chatte en s’élargissant. Elle voit que c’est l’endroit que je regarde et elle me dit :
— Tu regardes mes poils ?
— Oui, c’est excitant Mademoiselle Maguy.
— On va voir ça tout de suite.

À suivre.

Un grand merci à Bruce Morgan, pour le super dessin.

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